Mercredi 24 Janvier 2007
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Régions Centre : TIZI-OUZOU
Bagarre dans le lycée de Béni-Yenni


Plusieurs blessés sans gravité sont à déplorer parmi les élèves du lycée Si Hacène-Outaleb de Béni- Yenni, wilaya de Tizi-Ouzou après une bagarre générale opposant les lycéens originaires de Béni-Yenni et ceux de la commune d’Iboudraren, selon une source locale.
La bagarre aurait commencé par une empoignade entre deux élèves des deux camps avant de se généraliser à l'intérieur de l’établissement à tous les élèves, essentiellement les troisièmes années, précise un responsable de l’APC de Béni-Yenni. Un affrontement généralisé suivi d’un affolement général qui ont nécessité, faute pour l’administration et les enseignants de maîtriser la situation, l’intervention des maires des localités concernées pour ramener le calme que l’on espère définitif. Car derrière cette bagarre de lycéens certains croient déceler des manipulations extérieures à l'établissement développant une adversité injustifiée entre les citoyens des localités relevant de la même daïra. Toujours à Béni-Yenni, des citoyens se sont présentés à notre bureau de Tizi-Ouzou avec une déclaration dénonçant la profanation du cimetière du village Aït-Lahcène par l’APC de Béni-Yenni dans le but de construire une cité de 80 logements extensible à 250, sans acte de propriété ni permis de lotir, selon nos interlocuteurs parlant au nom d’un groupe de citoyens respectueux de la sacralité du lieu qui est aussi un patrimoine ancestrale. Selon eux, l’APC a choisi la solution de facilité au lieu d’acquérir des terrains privés pour l’implantation. “Nous sommes des ruraux qui tenons à la préservation des aspects spécifiques de notre mode de vie et d’habitat”, nous confie l’un de nos interlocuteurs, qui a renoncé à la première couverture sous laquelle est présentée la déclaration, afin, dit-il, de ne point politiser l’affaire. Joint par nos soins au téléphone, le maire se déclare prêt à recevoir les intéressés pour débattre avec eux de la question. “Le cimetière n’est pas profané, nous respectons également nos morts et le caractère sacré de nos cimetières et de notre patrimoine. Le site d’implantation de 160 logements n’est que mitoyen du cimetière, ce n’est pas le cimetière, comme le prétendent certains. Ils ne sont d’ailleurs que 25 signataires contre 300 favorables à l’implantation de la cité à côté du vieux cimetière”, affirme le P/APC. Et de préciser, par ailleurs, que l'entreprise qui réalise le projet a effectivement touché au cours des terrassements trois tombes dont les ossements ont été respectueusement inhumés dans les environs immédiats.
B. T.

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