A l’instar des autres régions qui ont su, en un laps de temps très court, constituer des pôles d’investissement prometteurs, la wilaya de Médéa tente depuis six ans de mettre en place un environnement attractif, susceptible d’attirer les capitaux locaux. La première décision importante prise dans ce sens fut d’abord l’assainissement du dossier du Calpi. Il faut dire que cette structure a souffert par le passé d’un certain dysfonctionnement à l’origine des faibles résultats enregistrés depuis sa création en 1994. Le bilan faisait ressortir un taux très faible de projets réellement opérationnels, même si le nombre de dossiers traités et avalisés est de plus d’une centaine de projets. D’où la décision d’imposer des conditions très strictes pour l’octroi d’autorisations, surtout devant le nombre très élevé de demandes qui relèvent plus du domaine de l’activité purement commerciale que celui de l’investissement dans la production. S’agit-il de confusion, d’ignorance ou de mauvaise foi ? La question s’imposait compte tenu de la nature des projets d’activités soumis à l’approbation du Calpi, plutôt assujetti au registre du commerce qu’une structure consacrée à sa vocation. Et eu égard, une fois à l’épreuve du terrain, à la solvabilité des dizaines d’investisseurs qui se sont manifestés. Face à cette situation, la commission de wilaya chargée du Calpi avait décidé dans une première phase de n’accorder d’autorisation qu’aux investisseurs les plus fiables, les plus perfectibles et les plus solvables et ce, en vertu de la loi n° 06-11 du 30 août 2006. Ensuite, geler l’attribution des terrains situés dans les réserves foncières, afin de mettre fin à la saignée qui était de mise durant la décennie écoulée, et d’orienter tout candidat vers les zones d’activité implantées à travers la zone d’action. Aujourd’hui, et à la faveur des facilités que la wilaya offre en plus de dispositions incitatives que propose le Calpi, commencent à apparaître des signes de relance de l’investissement à travers des projets en chantier, s’inscrivant dans le cadre de l’activité agroalimentaire dans cette région du Titteri à vocation principalement agricole. Hamid Sahnoun
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