Contrairement à ce qui a été annoncé par certains médias étrangers notamment, l’affaire des 33 réfugiés marocains n’a pas encore été élucidée. Ils n’ont pas été refoulés vers leur pays. Depuis qu’ils ont été jugés et condamnés, quelques jours après leur “arrestation”, à deux mois de prison avec sursis pour chacun d’entre eux pour s’être introduits illégalement sur le territoire national, ils sont totalement pris en charge dans les locaux de la Sûreté nationale de Béchar. Les responsables locaux, mis apparemment dans l’embarras par cette affaire, n’ont fait aucun commentaire à ce sujet. “Ce sont nos frères et nous refusons l’humiliation. Notre devoir consiste à les prendre totalement en charge en attendant une éventuelle décision du gouvernement”, nous a affirmé une source. Même langage chez des hommes de loi. “Ces personnes n’ont pas été condamnées à la prison ferme donc le rôle de la justice s’est achevé le jour de l’audience”, nous dit-on. Pour rappel, le 6 janvier lors d’une patrouille, des gardes frontières ont intercepté un groupe de 33 Marocains dont un mineur à proximité de la petite commune de Boukaïs, localité frontalière située à 50 km au nord de la ville de Béchar. Ils étaient dans un état de santé déplorable, nous a-t-on indiqué. Après leur arrestation, ils avaient demandé l’exil politique, “une demande qui n’est pas justifiée”, selon notre interlocuteur. On a appris, alors qu’on mettait sous presse, que l’arrêté de refoulement risquait de tomber hier soir. Lies Mourad
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