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«A l’issue de son tête-à-tête avec Saïdani, Jean-Louis
Debré a déclaré…
…forfait ! »
Moshé Katsav est israélien. Il est le président de tous les Israéliens. Même
si cette fonction n’a pas exactement le même poids ni la même signification
qu’on lui connaît sous d’autres cieux, comme chez nous, Katsav est un homme très
important en Israël. Israël n’est pas un exemple à proprement parler de
démocratie. Israël foule même très souvent les règles de la vie démocratique et
fait montre d’un comportement colonial et ignominieux à l’encontre des
Palestiniens. Ces choses-là dites, on doit dire tout le reste. Et tout le reste,
c’est entre autres ce qui vient d’arriver à Moshé Katsav. Tout président
d’Israël qu’il est, depuis 2000, tout puissant qu’il est, même s’il est moins
puissant que le Premier ministre Ehud Olmert, Katsav vient d’être inculpé par la
justice du pays dont il est aujourd’hui encore président. Une dame,
l’ex-secrétaire particulière de Katsav, a déposé plainte contre lui pour viol.
La police israélienne a enregistré la plainte et a entamé une enquête. L’enquête
a duré le temps qu’il faut. Elle a abouti et ses résultats ont été transmis à la
justice. Laquelle justice a ouvert une instruction. L’instruction a duré le
temps qu’il faut. Et hier, aux alentours de 16 heures tapantes, un procureur
général israélien, Menahem Mazouz, a décidé d’inculper le président en exercice
de l’Etat d’Israël de «viol». Voilà ! C’est tout simple. C’est tout bête. Une
journée, une journée seulement, j’aimerais être citoyen israélien (Eh ! Oh ! Les
gardiens du temple, ne vous emballez pas ! J’ai dit une journée seulement) pour
pouvoir marcher dans la rue en sifflotant, pépère, l’esprit tranquille, en me
disant que de toutes les façons, en dernière instance, je peux faire confiance
en la justice de mon pays. Une fois ma journée israélienne terminée, c’est
promis, je reprendrai le cours normal de ma vie, de votre vie, celles de zombies
condamnés à fumer du thé et à rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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