Mercredi 24 Janvier 2007
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
LE REGARD DE MOHAMED BENCHICOU
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Le Soir Retraite
Le Soir Auto
Monde
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

UNE JOURNEE, UNE JOURNEE SEULEMENT !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«A l’issue de son tête-à-tête avec Saïdani, Jean-Louis Debré a déclaré…

…forfait ! »

Moshé Katsav est israélien. Il est le président de tous les Israéliens. Même si cette fonction n’a pas exactement le même poids ni la même signification qu’on lui connaît sous d’autres cieux, comme chez nous, Katsav est un homme très important en Israël. Israël n’est pas un exemple à proprement parler de démocratie. Israël foule même très souvent les règles de la vie démocratique et fait montre d’un comportement colonial et ignominieux à l’encontre des Palestiniens. Ces choses-là dites, on doit dire tout le reste. Et tout le reste, c’est entre autres ce qui vient d’arriver à Moshé Katsav. Tout président d’Israël qu’il est, depuis 2000, tout puissant qu’il est, même s’il est moins puissant que le Premier ministre Ehud Olmert, Katsav vient d’être inculpé par la justice du pays dont il est aujourd’hui encore président. Une dame, l’ex-secrétaire particulière de Katsav, a déposé plainte contre lui pour viol. La police israélienne a enregistré la plainte et a entamé une enquête. L’enquête a duré le temps qu’il faut. Elle a abouti et ses résultats ont été transmis à la justice. Laquelle justice a ouvert une instruction. L’instruction a duré le temps qu’il faut. Et hier, aux alentours de 16 heures tapantes, un procureur général israélien, Menahem Mazouz, a décidé d’inculper le président en exercice de l’Etat d’Israël de «viol». Voilà ! C’est tout simple. C’est tout bête. Une journée, une journée seulement, j’aimerais être citoyen israélien (Eh ! Oh ! Les gardiens du temple, ne vous emballez pas ! J’ai dit une journée seulement) pour pouvoir marcher dans la rue en sifflotant, pépère, l’esprit tranquille, en me disant que de toutes les façons, en dernière instance, je peux faire confiance en la justice de mon pays. Une fois ma journée israélienne terminée, c’est promis, je reprendrai le cours normal de ma vie, de votre vie, celles de zombies condamnés à fumer du thé et à rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

Nombre de lecture : 4166

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site