A propos de l'augmentation des pensions
Je vous informe que tous les retraités ont été satisfaits le jour où
le président de la République avait dit qu’aucun retraité ne percevra
moins de 10 000 DA à compter du 1er juillet 2006. A mon étonnement, les
retraités sortis à l’âge légal ont été augmentés et les “proportionnels”
ont été mis de côté, comme s’il y a des retraités musulmans et des
retraités non musulmans (deux poids, deux mesures), alors, Monsieur le
président, vous qui avez promis qu’aucun retraité ne percevra moins de
10 000 DA par mois, où êtes-vous pour venir en aide à ces malheureux
retraités à “la proportionnelle” qui sont exclus de cette mesure et dans
la misère pour réparer cette injustice et cette hogra de la part du
ministre du Travail qui serait prêt à venir en aide aux retraités alors
qu’il fait le contraire ainsi que la CNR qui persiste dans cette
injustice.
Mais il faut se mettre dans la tête qu’il existe une justice,
celle de Dieu, et celle-là, c’est pour tout le monde ( enoueklou alikoum
Rabi), car ces retraités vous les poussez à mendier ou à voler pour
subvenir aux besoins de leur familles, c’est honteux. Par ailleurs, je
voudrais répondre à M. Zaïdi, directeur au ministère du Travail, qui a
confié aux journalistes que “personne n’a obligé ces retraités à sortir
en retraite et qui savent qu’ils ne sont pas alignés aux retraites
équivalentes à 75% et que la loi n’interdit pas de prendre un travail”.
En réponse, je lui fais savoir que cette loi n’a pas été créée par les
retraités, mais par l’ordonnance n° 97-13 du 31 mai 1997, pour
encourager les salariés de plus de 50 ans à laisser leur place au profit
des jeunes chômeurs pour diminuer le chômage et maintenant qu’on a cédé
nos places, comment voulez-vous qu’on trouve du travail à notre âge avec
le chômage qui existe actuellement ? Je vous fais savoir que la majorité
des retraités ne savent pas que les “proportionnelles” ne sont pas
alignées aux retraités équivalentes à 75% et à ma connaissance,
l’article 16 de la loi 83-12 précise que le montant de la pension de
retraite ne peut être inférieur à 75% du SNMG sans précision de la
catégorie.
P. S. : je voudrais savoir qu’elle est la loi qui précise que la
retraite proportionnelle n’est pas alignée aux retraites équivalente à
75% du SNMG.
Bestandji Mouloud - Alger
REPONSE : Les salariés ayant pris leur retraite sans condition
d’âge, c’est-à- dire avant l'âge légal de 60 ans, et dans le cadre de la
“retraite proportionnelle”, ont été exclus de la liste des bénéficiaires
des augmentations des pensions de retraite, augmentations décidées par
les pouvoirs publics et à la charge de l’Etat, et non de la CNR. Cette
exclusion qui touche 100 000 retraités a été décidée par le
gouvernement. Concernant les “retraités à la proportionnelle” qui ne
bénéficient pas du montant minimum de pension correspondant à 75% du
SNMG, soit 9 000 DA par mois à compter du 1er janvier 2007, l’article 2
de l’ordonnance n° 97-13 de 1997 (retraite sans condition d’âge) et
l’article 1 de la loi relative à la retraite (modifié et complété par
l’article 4 de la loi n° 99-03 de 1999, sur le montant minimum de la
pension), excluent cette catégorie de retraités du bénéfice du montant
minimum. Il est possible que les retraités concernés n’aient pas été
suffisamment informés de ces dispositions lorsqu’ils ont décidé
volontairement de bénéficier du dispositif de la retraite sans condition
d’âge.
Une pension de retraite insignifiante
Nous sommes un groupe de retraités très lésés qui, après avoir donné nos
plus beaux jours et notre jeunesse au service du pays, sommes sortis à
la retraite comme des pestiférés, avec une retraite insignifiante. Une
armada d’enfants, on arrive difficilement à joindre les deux bouts,
malgré nos 28 à 30 ans de travail. Il faut que l’auguste geste de
Monsieur le président de la République à l’encontre des valeureux
ex-travailleurs soit respecté. Nous demandons à notre cher Président de
signer une ordonnance ou un décret concernant ces augmentations, pour
mettre fin aux manœuvres des coulisses et aux spéculateurs et agitateurs
qui ne veulent pas du bien à ce peuple des anciens travailleurs et
autres. Merci au Soir d’Algérie.
Un groupe de retraités las d’attendre
Reconstitution de carrière inachevée
J’ai l’honneur de venir très respectueusement solliciter de votre
très haute et honorable bienveillance de bien vouloir me renseigner sur
mon cas qui concerne la demande de relevé de carrière de mon époux pour
avoir droit à ma retraite par la Caisse française d’assurance vieillesse
(Cnav), malgré mes nombreuses relances. Je vous rappelle que mon époux,
Djoudi Lakhdar Ben Saâd, a exercé en France durant la période allant de
1953 à 1958 en qualité de salarié dans une usine, à Grenoble. Mon époux
était affilié à la Caisse sous le n°0023019826- 2.29.20.94.900.430. Je
viens de recevoir une notice de réception m’informant que mon dossier
est déjà traité par cette agence Cnav des Hauts-de-Seine (Val-d’Oise) 95
002 Cergy Pantoise. Dont copie comme justificatif de document conservé
dans le dossier transmis par la caisse CNR d’El Oued, vu la convention
franco-algérienne. A ce jour aucune régularisation. Pourriez-vous
intervenir en ma faveur auprès de cet organisme ?
Mme Djoudi Friha, Ouargla
REPONSE : Nous ne sommes pas habilités à intervenir auprès de cet
organisme. Mais pourriez-vous nous donner plus de précisions sur la
carrière en France de feu votre époux ? Est-ce que la période de 1953 à
1958 correspond aux seules années d’activité salariée ? A-t-il aussi
travaillé en Algérie et y bénéficiait-il d’une retraite ? Les réponses à
ces questions nous permettront de vous communiquer les informations
appropriées.