Régions Est : JIJEL
1 000 milliards de centimes pour la réfection des chemins communaux


Soixante et un pour cent (726 km) des chemins communaux de la wilaya de Jijel, totalisant 1 182 kilomètres, se trouvent depuis des années dans un état de dégradation avancé pour certains.
Une situation qui handicape sérieusement les villageois et la circulation automobile entre les villes et villages de la région. Une situation qui ne fait qu’accentuer la détresse et l’enclavement de populations entières situées au sud de la wilaya. Les nids-de-poule et autres crevasses sont le lot quotidien des transporteurs de voyageurs notamment ceux qui traversent les différentes localités touchées par le problème. A cela s’ajoutent les éboulements provoqués par les eaux de pluie et qui y sont pour beaucoup dans la dégradation et le piteux état de nombreux tronçons routiers de la wilaya. Selon les responsables locaux du secteur des travaux publics, la non-entame des travaux de réhabilitation du réseau serait due essentiellement à la faiblesse des enveloppes budgétaires allouées au volet entretien des chemins communaux. Cet état des lieux exige quelque 1 000 milliards de centimes, soutient-on du côté officiel. En 2006, une opération dotée d’une enveloppe de 40 milliards de centimes a permis la remise en état et la réfection de dizaines de kilomètres de chemins communaux, comme c’est le cas du tronçon routier reliant El-Milia à Ouled Yahia, ainsi qu’une portion de la route qui va de Taher à Oudjana. Néanmoins, ce dernier accuse un important retard en matière de réalisation. Parallèlement, des tronçons de routes à l’instar de ceux reliant Settara à Ghebala, Beni-Hebibi à Bordj T’har, Ouled Rabah à Sidi Maârouf et Ouled Rabah à Baynane (Mila) sont très mal en point par manque d’entretien. Ils nécessitent par conséquent une intervention urgente des pouvoirs publics centraux afin qu’ils débloquent les crédits nécessaires pour la réhabilitation et la remise à neuf du bitume des routes qui sont devenues par la force du temps un véritable “parcours du combattant”, mettant ainsi à “rude épreuve” les nerfs des automobilistes. Il convient de souligner que le ministère des Travaux publics a décidé, l’année dernière, de consacrer 880 millions d’euros, soit quelque 20 milliards de DA par an, rien que pour assurer l’entretien des routes du pays d’ici à 2009. F. M.



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/24/article.php?sid=48635&cid=21