Régions Centre : CEM MOHAMMEDI-AREZKI DE BOUZEGUENE
Ecole primaire ou collège ?


Le CEM de Sahel, baptisé l’année dernière du nom du chahid Mohammedi-Arezki, a à peine les servitudes d’une école primaire. Erigé à la hussarde en 1983 pour accueillir les élèves de trois villages et désengorger le CEM du chef-lieu auquel il était annexé, il finira par avoir un semblant d’autonomie en 1990 mais, sans les avantages infrastructurels y afférents.
Si bien qu’il n’a jamais bénéficié des dotations et autres acquis concédés aux établissements de ce type. Résultat : tout le budget de l’établissement va dans les petites réparations tant l’établissement n’offre pratiquement aucune condition viable de travail en dépit des efforts méritoires de la direction, du personnel enseignant et des élèves qui doivent encore attendre environ une année avant l’ouverture du réfectoire érigé hors normes puisqu’il est situé au-dessus de la cuisine, font remarquer les enseignants qui se plaignent des conditions de travail. A commencer par l’absence de salles spécialisées. L’atelier et le laboratoire qui en font office sont en fait une espèce de cave désaffectée sentant la moisissure. Ils sont aussi glacés qu’une chambre froide en dépit du chauffage. Outre leur extrême exiguïté, ils manquent d’aération et de lumière naturelle. Idem pour la salle informatique, la bibliothèque et la salle de lecture construite sous la cage d’escalier et pouvant contenir à peine une dizaine d’élèves sur les 325 que compte l’établissement de 11 divisions pédagogiques, un effectif qui ne lui donne pas le droit de bénéficier d’une bibliothécaire, rôle confié à une jeune fille recrutée dans le cadre du filet social. Pour la pratique de l’EPS, c’est la cour de l’école d’à peine 500 m2 qui sert d’aire de jeux. Si bien que l’activité sportive gêne l’enseignement, le ballon ricochant sur les fenêtres des salles de classe qui donnent directement sur la cour. Autre aléas de taille car lié à la sécurité des élèves, le portail donne directement sur une route à grande circulation. Ces insuffisances qui privent l’établissement des mêmes chances que les collèges de même nature sont néanmoins loin d’entamer la volonté de la direction qui fait de son mieux pour concrétiser les objectifs pédagogiques aidée en cela par la DE qui prête une oreille attentive aux doléances de l’établissement, selon le directeur. C’est dans ce sens qu’un rapport d’opportunité pour le projet de l’établissement a été adressé à la Direction de l’éducation, cernant tous ces problèmes et préconisant des solutions. Mais la solution idoine se trouve dans la délocalisation de l’établissement vers une infrastructure plus adéquate. Chose impossible vu l’inexistence d’assiettes publiques. Ainsi, la solution suggérée par l’administration du collège est de raser l’établissement et d'ériger un autre sur le site en annexant un terrain privé jouxtant l’établissement dont le propriétaire serait prêt à le céder contre une compensation immobilière. Projet dont la faisabilité dépend de l’ingéniosité des pouvoirs publics.
S. Hammoum



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/01/24/article.php?sid=48630&cid=23