Des regrets, beaucoup de regrets. C’est ce qu’a exprimé hier le ministre des Finances. Entendu en qualité de témoin, Mourad Medelci a fait savoir qu’il n’était “pas fier de l’issue de cette affaire qui a entaché la réputation de l’Algérie”. Le ministre témoin a tenu à rappeler que lorsqu’un premier rapport “non conforme dans la forme” a atterri sur son bureau, le contexte de l’époque était peu propice au déclenchement de poursuites. “Addelmoumen était perçu comme un capitaine d’entreprise et il fallait l’accompagner”, dira-t-il ajoutant non sans amertume : “Si j’avais été plus intelligent que ça, j’aurais certainement pu voir venir les choses…” Plus loin il ajoutera que “jamais personne n’a attiré mon attention sur les dérives de El Khalifa Bank, encore moins le gouverneur de la Banque d’Algérie”. Pourtant, dit-il, dès 2001, je me suis mis “en état de veille”. Suite...