Lundi 29 Janvier 2007
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Actualités : FINANCEMENT A L'EXPORTATION
La banque algééro-libyenne BIA veut améliorer son image de marque


En collaboration avec le World Trade Center, le staff dirigeant de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et de la Banque intercontinentale arabe (BIA), filiale de la BEA, ont, hier à l’hôtel Mercure à Alger, animé une rencontre- débat avec quelque 50 opérateurs économiques algériens.
Une rencontre informelle qui a permis de faire connaître la BIA, une banque au capital de 158,1 millions d’euros, détenu à parité par la banque algérienne BEA et la banque libyenne la Libyan Foreign Bank. Installée à Paris depuis plus de 30 ans, la BIA est spécialisée dans les métiers de financement à l’exportation (financements d’entreprises et moyens de paiement). L’objectif étant, selon M. Younsi, directeur général adjoint de la BIA, et M. Loukal, Pdg de la BEA, de développer le partenariat efficient entre cette banque de droit français mais complément et relais à l’international, vers les pays de l’OCDE, de la BEA, avec les opérateurs algériens, opérant dans l’export et l’import, ainsi qu’avec les binationaux. Un partenariat voulu «ouvert, durable et équilibré» pour la BIA, conventionnée depuis janvier 2004 avec les banques publiques nationales dans le cadre de partenariats stratégiques, et disponible à apporter son expertise reconnue en matière d’octroi de crédits documentaires et de gestion des flux de particuliers. Et, en profitant du réseau d’affaires de l’actionnaire libyen de la BIA, œuvrer ainsi à faciliter les flux financiers et renforcer la coopération commerciale entre l’Algérie et la France et entre l’Algérie et la zone euro-méditerranéenne. Cela permettant à la BIA de développer sa vocation de banque internationale de l’Algérie, en captant davantage de parts de marchés à l’étranger, et d’améliorer son image de marque auprès de la clientèle nationale. Une image de marque naguère dévalorisée et mal appréciée en raison notamment de délais bancaires «anormalement élevés» mais que le processus de mise à niveau opérée depuis l’année 2000 a contribué à améliorer. Ce faisant, cette rencontre a soulevé, entre autres thèmes, la question de la réévaluation du dinar, le débat devant néanmoins se poursuivre à ce sujet, n’ont pas manqué d’affirmer les participants.
La réévaluation du dinar, entre opportunité et inopportunité
En effet, une réévaluation opportune selon certains opérateurs, mettant en avant la possibilité de conforter les fonds de roulement des entreprises et des banques et, partant, l’économie, et de favoriser la consommation interne. Mais une réévaluation inopportune à l’heure actuelle pour d’autres participants dont le directeur général adjoint de la BIA, avançant la difficulté d’un tel réajustement et appelant à la prudence. Cela tant que les conditions économiques n’ont pas changé structurellement et que la production nationale n’ait pas été améliorée qualitativement et de manière à répondre suffisamment aux attentes. Et les participants de noter le contexte d’une économie algérienne encore mono-exportatrice, les exportations hors hydrocarbures étant quasiment insignifiantes et les cours du pétrole relevant de plus de choix de stratégie internationale. Mais aussi de rappeler que si la dévaluation du dinar a été opérée en 1994, brutalement et répondant à des injonctions externes, elle n’a cependant rien apporté de plus au bénéfice d’une exportation hors hydrocarbures, dont les recettes atteignent difficilement le 1 milliard de dollars. Des recettes d’exportation réellement de 67 millions de dollars selon le vice-président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) et ancien ministre, Reda Hamiani, qui a appelé à revenir à de meilleures appréciations concernant cette question de la réévaluation du dinar.
Chérif Bennaceur

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