
Actualités : TOURISME SAHARIEN Création de cinq pôles
Considéré comme le tourisme de «frappe» de l’Algérie, le tourisme saharien est en plein essor. «En comparaison avec l’année dernière, plusieurs régions ont connu une augmentation certaine du nombre des visiteurs». C’est ce qu’a affirmé Noureddine Moussa, ministre du Tourisme, hier, lors de son passage au forum de la chaîne III «En toute franchise». Il a cité l’exemple de Tamanrasset et d’El- Oued, qui ont enregistré respectivement 9 000 et 25 000 touristes. «Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux de l’année précédente et des exercices passés. La tendance est à la hausse», a-t-il indiqué tout en précisant que le bilan n’a pas été encore finalisé. La saison du tourisme saharien débute à la mi-octobre et se clôture fin avril. Pour encore plus de professionnalisme, une étude sur le développement saharien a été engagée par son département. Des experts étrangers ont été dépêchés pour déboucher sur la manière la plus professionnelle de faire avancer ce mode de tourisme qui a ses propres spécificités. «Cette étude devra déboucher sur la création de cinq pôles touristiques. Il s’agit entre autres de Tamanrasset, Saoura, la boucle des Oasis», a annoncé le ministre du Tourisme. Identifier pour mieux développer est la stratégie déployée par son secteur. Il a rappelé que les touristes visitant le sud du pays sont à la recherche du dépaysement qui est un genre particulier. S’agissant de l’investissement touristique, le ministre a indiqué que plus d’une quarantaine d’hommes d’affaires et de patrons de tours opérateurs et de complexes touristiques étrangers spécialisés dans l’investissement touristique, ont exprimé leur désir d’investir dans les zones exploitables. Il a cité le groupe émirati Imar qui devrait investir à la Zone d’extension touristique (ZET) du colonel Akid-Abbès, dans la wilaya de Tipasa, et le groupe saoudien Sidar. Ce dernier a jeté son dévolu sur la ZET de Zéralda. «Les experts de la commission nationale consultative donneront leurs avis sur des projets», a-t-il précisé. Le ministre du Tourisme a indiqué également qu’un groupe koweïtien a fait une proposition pour investir dans la ZET de Aïn-Taya, à la plage Kadous, et un autre qatari dans la ZET à côté de Aïn-Benian. «Ces propositions sont en cours d’étude», a souligné le ministre. Ce dernier a indiqué que près de 800 demandes d’investissement ont été déposées. Il reconnaîtra que certains investisseurs «sont versés dans la promotion immobilière et cherchent l’acquis direct». Concernant les investissements nationaux, 321 projets en dehors des zones touristiques, qui produiront environ 30 000 lits, sont en cours de réalisation. Le taux d’avancement des travaux est de 51%. Le montant global d’investissement est estimé de 60 milliards de dinars. Ces établissements devront créer entre 11 000 et 13 000 emplois directs. Noureddine Moussa a rappelé que la stratégie de son secteur s’appuie sur quatre axes : rattrapage du déficit en infrastructures d’hébergement et la mise à niveau des établissements hôteliers, l’amélioration de la qualité des prestations, la modernisation du système de formation et la professionnalisation de l’action de promotion et de communication. Le ministre a annoncé que les travaux de réalisation de l’Ecole supérieure de tourisme à Tipasa devront débuter en fin d’année. Meriem Ouyahia molesoir@yahoo.fr
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