S’il est de loin celui dont les plaidoiries sont constellées de chiffres à donner le tournis à plus d’un, le procès El Khalifa Bank, qui se poursuit pour la quatrième semaine consécutive au tribunal criminel de Blida, reste singulièrement aussi celui qui aura jusque-là opéré des zappings surprenants sur des révélations cardinales et des attitudes pour le moins énigmatiques. Étonnement en effet, le tribunal s’est montré peu soucieux de ce que le liquidateur, Moncef Badsi, pouvait avouer avoir fait ou ordonné, comme par exemple brûler toute la documentation de l’agence d’Oran d’El Khalifa Bank. Suite...