Le maire de la commune de Boudjima a placardé, le 23 janvier dernier, aux quatre coins de la localité, des affiches à l’intention des citoyens “ayant un savoir-faire dans l’artisanat et les métiers mais ne possédant pas de diplôme ou de certificat de travail, conditions exigées pour l’obtention de la carte d’artisan, que la Direction de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat de la wilaya de Tizi-Ouzou a établi une convention avec la direction de la formation et de l’enseignement professionnels qui a pour objet l’organisation de tests de qualification”. En effet, les citoyens intéressés “sont invités à se rapprocher de la direction sus-indiquée pour subir les tests”. Et si ils réussissent le test de qualification, la carte d’artisan leur sera délivrée sans condition aucune pour créer leurs propres ateliers ou entreprises. Cette louable initiative marque le début d’un soutien officiel sans précédent à la revalorisation de l’activité traditionnelle de notre terroir. Car, il n’est un secret pour personne que de nombreux citoyens possédant un savoir-faire, souvent acquis dans des ateliers non déclarés, se trouvent dans l’impossibilité de le prouver administrativement. Notons, en outre, que le communiqué du P/APC n’a pas précisé quelles sont les activités à promouvoir. Le soutien sera assuré à toute personne possédant une qualification artisanale. Ce qui nous ramène à rappeler les recommandations du wali, datant du Printemps 2006, instruisant les services sociaux et culturels des APC à inviter les artisans à créer leurs ateliers avec le soutien financier de la DAS. Le programme visait, en plus de l’émergence des emplois, le réveil de la micro-entreprise traditionnelle et artisanale et surtout l’amélioration de la condition féminine dans le monde rural. Massiles Juba
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