
Régions : MASCARA Commémoration du 47e anniversaire de la mort du chahid Si Mejdoub
L’Organisation nationale des moudjahidine de Mascara a organisé, sous le patronage du wali, la commémoration du 47e anniversaire de la mort du chahid, le commandant Si Mejdoub tombé au champ d’honneur le 6 février 1960. Au centre universitaire Mustapha-Stamboul, ils étaient venus nombreux, notamment de l’ouest du pays. C’était les retrouvailles pour ces compagnons d’armes. Parmi eux Ahmed Bouchaïb, l’un des historiques qui a fait partie des 22, et le moudjahid Ahmed Kadri plus connu sous le nom de Krikèche qui séjourne actuellement à Mascara. La salle était pleine avec cette génération de moudjahidine et l’autre composée de jeunes étudiants afin que le passage du témoin s’effectue. Au programme de cette journée, étaient inscrites les interventions du secrétaire de wilaya de l’ONM, les communications d’universitaires, de témoignages de moudjahidine sur le parcours de ce valeureux chahid qui a sacrifié sa jeunesse et donné du fil à retordre aux forces coloniales, et plus particulièrement au sinistre Bigeard. Le chahid Si Mejdoub si Zakaria, de son vrai nom Tayeb Chib, est à M’sirda dans la wilaya de Tlemcen et était, dès son jeune âge, épris du mouvement national au sein duquel il milita. Après un séjour en France, il revient dans son pays et désertera ensuite de l’armée française pour rejoindre les rangs de l’ALN. Son habileté et sa bravoure sont reconnues et l’état-major de l’ALN lui confie l’intérim du commandement de la wilaya V au niveau des Hauts-Plateaux (Saïda et Tiaret). Il évoluera dans les Zones 6 et 7 ainsi que dans la steppe et luttera à Mardja Tagdempt, Boudjhih et djebel Lakhdar où il défiera avec ses hommes les troupes coloniales. En ce début de février 1960, il opère avec neuf de ses djounoud au sud de Chott Ghergui, plus précisément au lieudit Zbarat, au niveau de Frenda et El Bayadh. Il souffre alors d’une blessure suite aux précédents accrochages et décide de dresser une tente avec ses hommes. Il présidait alors une réunion avec des officiers de l’ALN, parmi lesquels se trouvait le colonel Youcef El Khatib. Il décidera alors d’assurer leur protection. Un avion ennemi survole l’espace et localise des émissions de transmission, l’ennemi mobilisera alors les grands moyens. En cette matinée du 5 février 1960, ils seront donc surpris par les forces coloniales. Assurant coûte que coûte la protection des autres officiers en réunion, il décidera alors face à l’issue des combats de mourir les armes à la main avec ses éléments. Le chahid Si Mejdoub tombera au champ d’honneur le 6 février 1960 après avoir livré un âpre combat. En ce qui concerne Si Mejdoub, deux versions avaient alors circulé à l’époque. La première avait fait état de son corps qui avait été balancé d’un hélicoptère alors que la seconde avait annoncé qu’il avait été enterré secrètement par les forces ennemies à Tiaret. M. Medebber
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