Monde : POTTERING, LE NOUVEAU PRESIDENT DU PARLEMENT EUROPEEN (PE) SOUTIENT LA LEGALITE INTERNATIONALE DANS LE DOSSIER SAHRAOU
Une délégation europarlementaire de haut rang attendue à Alger
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari


Le nouveau président du Parlement européen déclare, à partir de Bruxelles, que “le conflit du Sahara occidental doit être réglé dans le cadre des résolutions et du plan de règlement des Nations unies”. Une délégation d’eurodéputés de haut rang, conduite par la vice-présidente du PSE (Parti socialiste européen), Pasqualina Napolitano, se rendra à Alger du 18 au 20 février prochain.
Dans une interview accordée à l’APS à partir de Bruxelles, le nouveau président du Parlement européen (PE) l’Allemand Hans-Gert Pottering estime qu’il faut “renforcer le développement” de l’Algérie, la soutenir dans “sa lutte contre le terrorisme” et l’accompagner pour “améliorer la situation des droits de l’homme”. M. Pottering déclare ensuite que le “dialogue” avec l’Algérie est “extrêmement important”. Cependant, le “développement” du pays tient à “ses propres ressources qui sont importantes”. Les efforts de développement et les relations avec l’Union européenne doivent être “complétés par une coopération accrue entre les pays du Maghreb”. “L’UE, tiendra-t-il à ajouter, peut contribuer à la modernisation du pays” (l’Algérie, ndlr). Dans un autre registre et concernant le conflit du Sahara occidental, le tout nouveau président du PE (il a été élu le 16 janvier dernier), celui-ci, a-til indiqué, “doit être réglé dans le cadre des résolutions et du plan de règlement des Nations unies”. Même si pour lui “l’amélioration des relations algéro-marocaines est de nature à faciliter la recherche d’une solution dans ce cadre”. Ces significatives prises de position de M. Pottering et la visite que compte effectuer une délégation parlementaire européenne du groupe PSE (Parti socialiste espagnol) du 18 au 20 février en Algérie indiquent, clairement, le cap décidé par cette prestigieuse institution de l’UE envers notre pays. Rappelons que le groupe qui se rendra à Alger est dirigé par la vice-présidente du PE, Mme Pasqualina Napolitano sera accompagnée par Hannes Swoboda (Autriche), Carlos Carnero (Espagne), coordinateur PSE dans l’Assemblée euro- Méditerranée et Bruno Marasa, chef d’unité pour la Méditerranée et le Proche- Orient. Ces eurodéputés de haut rang auront des entretiens avec la plupart des institutions algériennes (Parlement, gouvernement, représentants du monde associatif et des leaders d’économie). Ce regain d’intérêt pour l’Algérie annonce-t-il une nouvelle approche européenne digne d’intérêt ou sera-t-il, vite, plombé par les toiles d’araignée que de puissants lobbies, ici et là-bas, ne manqueront pas de tisser pour que les relations euro-algériennes ne dépassent pas le stade des affaires entre “réseaux” et des magouilles entre “initiés” des deux rives de la Méditerranée. Deux tests majeurs enseigneront sur la bonne foi européenne. Le premier : Bruxelles compte-t-elle réanimer le généreux et prometteur processus de Barcelone ? Le second : l’Union européenne pourra- t-elle et voudra-t-elle échapper aux manœuvres dilatoires franco-espagnoles qui ont toujours empêché une solution juste et durable du conflit sahraoui ? La sortie du président du Parlement européen sur cette question ainsi que la composante humaine des eurodéputés qui se rendront à Alger les 18 et 20 février prochains sont des indices, il faut le reconnaître, positifs.
A. M.

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