Monde : RASD
Le président sahraoui appelle M. Chirac à jouer un "rôle constructif" dans le réglement de la question du Sahara occidental


Le président de la République Arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz, a appelé son homologue français, M. Jacques Chirac, à jouer un "rôle constructif" dans le règlement "juste" et "définitif" du problème du Sahara occidental, à travers le respect du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a rapporté hier l'Agence de presse sahraouie (SPS). Dans une lettre ouverte, diffusée par SPS, M. Abdelaziz a appelé également le président français à contribuer à "l'avènement d'une nouvelle ère de paix, de stabilité et de coopération" au Maghreb arabe.
"Nous voudrions croire, Monsieur le Président, que la sagesse et le sens de la justice prévaudront, et que la France prendra conscience de la nécessité d'agir autrement au Sahara occidental", a écrit M. Abdelaziz à M. Chirac. Le président sahraoui qui s'est dit "étonné" de la déclaration de M. Chirac, qui a qualifié le projet d'autonomie marocain pour le Sahara occidental de "constructif", a souligné la même source, a rappelé qu'une telle prise de position "ne peut être perçue que comme une caution à la politique d'occupation illégale marocaine et met ainsi la France dans une situation paradoxale". "Elle porte également un coup sévère aux efforts déployés par la communauté internationale, notamment les Nations- Unies, dans sa recherche d'une solution pacifique à l'un des plus vieux problèmes de décolonisation de la planète", a déclaré M. Abdelaziz. "Nous sommes conscients du rôle de votre pays dans le règlement des conflits qui déchirent de nombreuses régions du monde, comme nous croyons aux actions de la France pour faire de l'ONU l'instrument de régulation dans les relations internationales", a ajouté le président sahraoui. Le gouvernement sahraoui avait appelé début février la France "à user de toute son influence pour amener le Maroc à emprunter la voie de la sagesse en acceptant de coopérer pour la mise en application du Plan de règlement consacré par les Nations-Unies". Il considère que la "sortie" de M. Chirac "tourne le dos publiquement à la légalité internationale et encourage la rébellion et l'insubordination aux résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU qui, toutes, reconnaissent au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination"

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable