Monde : ESPAGNE PROCES DU 11 MARS
Le troisième cerveau présumé ne répondra qu'à son avocat


Le troisième cerveau présumé des attentats de Madrid du 11 mars 2004, le Marocain Hassan el-Haski alias "Abou Hamza", a refusé hier, comme les deux autres instigateurs présumés, de répondre aux questions de l'accusation, indiquant qu'il se limiterait à répondre à son avocat.
"Je ne vais répondre qu'à mon avocat défenseur", a déclaré au début de sa comparution au deuxième jour du procès Hassan el-Haski, vêtu d'un pull et d'un pantalon noirs, assis au milieu de la salle d'audience face au président du tribunal Javier Gomez Bermudez. Il a adopté la même conduite que les deux autres cerveaux présumés des attentats, l'Egyptien Rabei Ousmane Sayed Ahmed, alias "Mohammed l'Egyptien" et le Marocain Youssef Belhadj, dit "l'Afghan" qui figurent parmi les 29 auteurs ou complices présumés des attentats. "Mohammed l'Egyptien" et Youssef Belhadj, entendus respectivement jeudi et hier matin, n'ont également répondu qu'à leurs avocats. Ils ont nié toute participation aux attentats, la pire tragédie terroriste vécue par l'Espagne, qu'ils ont condamnés dans des termes similaires. Le 11 mars 2004, vers 07H40, dix bombes avaient explosé dans quatre trains de banlieue bondés transportant des employés de bureau, des ouvriers et des étudiants vers la gare madrilène d'Atocha, tuant 191 personnes et en blessant 1.824 autres. Selon l'accusation, les auteurs avaient voulu punir l'Espagne pour son intervention militaire en Irak, décidée par le gouvernement conservateur de José Maria Aznar. Les sept principaux accusés encourent à eux seuls une peine théorique cumulée record de 270.600 ans de prison. Dans la pratique, la réclusion est limitée à 40 ans en Espagne.

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