|
«Attentats de Boumerdès et de Kabylie. Le caissier de Khalifa
avait un alibi.»
Zut alors !
Nos chers responsables ont raison de déclarer que le «GSPC prouve sa
faiblesse en recourant à l’attentat à la bombe». Non seulement le GSPC est
faible, mais en plus il est faible. Kèce ke cé que ces tangos qui, à l’heure des
horloges atomiques, à l’heure de la mondialisation, à l’heure de la télé HD et
de l’ADSL dans la boucle du ceinturon n’arrivent même pas à synchroniser l’heure
de leurs attentats ? C’est franchement pas sérieux. Ça fait sous dév’ ! On n’a
absolument rien à craindre de piètres barbus qui font péter une bombe à 4 heures
18 minutes, une autre à 4 heures 20, une autre à 4 heures 22, une autre encore à
4 heures 27, et les trois dernières entre 4 heures 30 minutes et 5 heures.
Comment voulez-vous qu’après, les Occidentaux continuent à nous accorder du
crédit et ne nous raillent pas en nous lançant à la figure «c’est du travail
arabe !» Yal khawa, comment vous êtes-vous arrangés pour rater la
synchronisation de vos tocantes ? C’est pourtant pas compliqué : assis en
tailleur dans une clairière, vous regardez tous au même moment vos montres, et
l’émir dit «à ma breloque, il est 19 heures. Réglons l’horaire du feu d’artifice
à 4 heures 18 précises». Y a vraiment pas besoin de sortir d’un grand camp
d’entraînement militaire de Kandahar pour comprendre le truc, non ? Une montre,
c’est un machin rond ou carré avec un remontoir sur le côté. Y a une grande et
une petite aiguille. Fallait juste vérifier que les petites et grandes aiguilles
de tous les frères se positionnaient de la même manière avant de décider de
l’heure H. Au lieu de cela, rien, une grande foire, une désorganisation totale,
des retards inadmissibles, même à ce niveau-là de terrorisme résiduel. Attention
! Vont pas être contents à la direction générale d’Al-Qaïda. Si vous ne
rectifiez pas le tir, vous risquez même de vous voir retirer la franchise pour
le Maghreb. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
|