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Les autorités sont formelles : «Tout est fin prêt pour
les élections du 17 mai prochain.»
Je n’en doute pas un seul instant !
On peut tout reprocher à nos dirigeants, sauf d’être très proches de leurs
enfants, de les aimer profondément, de les chérir par-dessus tout et de leur
vouloir les meilleures choses en ce bas monde. Vous et moi, nous qui ne sommes
pas des dignitaires ni de hauts responsables devons aussi aimer nos enfants.
Mais sûrement pas avec le même amour, la même intensité et la même force que les
pontes du régime. Je me demande même si la fonction première d’un haut
dignitaire n’est pas de travailler à l’avenir de ses enfants, la fonction
secondaire ou tertiaire étant de gérer le pays. C’est pour cela que je m’insurge
lorsqu’on accuse en bloc les hauts responsables et dirigeants algériens
d’incompétence. Ce n’est pas juste ! Ce n’est pas vrai ! C’est un amalgame. Il
ne faut surtout pas mélanger les choses. Peut-être qu’effectivement, ces
dignitaires font montre d’incompétence dans la direction du pays. C’est même
certain, à quelques rares exceptions près. Par contre, nos dirigeants sont parmi
les plus compétents de la planète en matière de promotion de l’avenir de leur
progéniture. Je n’en connais pas de plus compétents. Ou alors, peut-être dans
certaines «républiques» du continent. Et encore ! Quand je vois, à l’occasion de
procès qui se déroulent en duplex entre Alger et Oran comment nos dignitaires
ont œuvré à placer leurs mioches dans le circuit de la rémunération, les bras
m’en tombent d’admiration devant tant d’amour parental. Vous pourriez, vous,
aller aussi loin pour que votre fille ou votre garçon ou les deux en même temps
travaillent aussi douillettement et si peu pour des salaires de plus de 200
mille dinars par mois ? Non ! Cela montre que vous et moi sommes de moins bons
parents qu’eux. J’en suis traumatisé dans mon ego de papa-poule. Tellement
traumatisé que j’en fume du thé pour rester éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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