Lundi 26 Février 2007
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
LE REGARD DE MOHAMED BENCHICOU
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Corruptions
Le Soir Mobile
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

JE VEUX SAVOIR !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Badsi, l’homme qui se fait photographier à l’insu de son plein gré.

Clic Clac !

J’en étais encore à digérer (si tant est que cela puisse se digérer) les histoires de rapports qui disparaissent, les documents que l’on détruit, les aveux d’inintelligence faits à l’ombre des rosiers blidéens, les défilés des P-dg, des ministres et des familles de tout ce beau monde dans des jacuzzi épuisés par le rythme infernal de rotation des augustes fessiers, les photos compromettantes qui circuleraient dans quelques rédactions, les lettres absentes de l’instruction et qui surgissent subitement en plein procès, les «assureuses» qui se reconvertissent dans la culture, le mystérieux Libanais qui a un goût reconnu et avéré en matière de costards et de grosses cylindrées, et autres joyeusetés qui fleurent bon le camion de Net Com en fin de journée, lorsque je découvre effaré que le procès Khalifa a des ramifications insoupçonnées dans l’histoire mal écrite ou pas écrite du tout de la lutte de Libération. J’ai sous les yeux la lettre du frangin de Khalifa Laroussi publiée par El Watan et dans laquelle il accuse Bélaïd Abdesselam de désertion des rangs de l’ALN. Mazette ! Y a pas 36 mille positions à adopter face à de telles affirmations. Soit elles sont promptement démenties par la personne incriminée. Soit elles ne sont pas démenties. Et dans ce cas de figure, c’est à moi (au sens citoyen, bien sûr) de demander des comptes. Algérien de père et de mère (ce qui n’est pas en soi un gage de valeur particulière, mais juste une précision), fils de moudjahid (ce qui est par contre gage de lignée honorable et à la traçabilité établie et reconnue) je suis en droit de me poser la question suivante : s’il s’avère que le sieur a effectivement déserté (et seulement si cela est avéré) comment se fait-il alors, «nom didiou !» que cet homme-là ait été placé à la tête d’un ministère aussi important sous le règne de Boumediene et ait été propulsé Premier ministre sous un autre règne, celui du HCE de Kafi ? Dans la foulée, je veux aussi savoir (toujours en prenant la précaution de poser comme primordiale la présomption d’innocence) comment un déserteur de l’ALN, un homme qui aurait fui le feu pouvait en tant que Premier ministre m’insulter moi et les autres consœurs et confrères de la presse, nous traitant de plumes à la solde de «frança», de la main de l’étranger et des laïco-assimilationnistes ? Je veux savoir, bark ! Comme je trouverais au demeurant normal, s’il s’avérait que cette personne a été diffamée, que ses diffamateurs soient punis par la loi. Mais humainement, je ne peux pas rester dans le doute. Sans savoir qui est qui. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 3129

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site