Régions Centre : MEDEA
Un plan de lutte contre la désertification


La conservation des forêts de la wilaya de Médéa a mis sur pied un plan d’action destiné à la lutte contre la désertification et la préservation de l’écosystème au niveau de la zone steppique qui englobe les communes de Chahbounia, Boughezoul, Oum Djellil, Aziz et Bouaiche, indiquent les responsables de cette structure.
Financé dans le cadre du programme de développement des Hauts-Plateaux, pour l’exercice 2007, qui vient en appui aux opérations initiées par le Haut-Commissariat au développement de la steppe (HCDS), il a pour objectif de contribuer à mettre un frein au phénomène de l’érosion auquel est exposée cette région, favoriser la reconstitution des espèces végétales locales et revitaliser les vastes étendues steppiques, dont le pastoralisme reste la principale source de revenu pour la population. Il est programmé le reboisement de 1 145 hectares en diverses espèces et essences végétales adaptées au microclimat local, dont 600 hectares à réaliser uniquement au niveau de la zone d’extraction de sable à Msiline, commune de Boughezoul, devant permettre la réhabilitation et la mise à niveau du périmètre de la sablière. 500 autres hectares recevront des plantes fourragères dans les zones de pacages situées dans les communes de Oum Djellil, Chahbounia et Aziz. Le programme prévoit également la mobilisation et la valorisation des ressources hydriques superficielles locales, à travers la réalisation de petits ouvrages hydrauliques de stockage et de rétention, dans le but d’étendre la surface en irrigué au niveau de la zone steppique en retard par rapport à d’autres régions, et relancer le projet de concessions agricoles en souffrance depuis des années. La conservation des forêts projette, en outre, d’entamer des travaux de correction torrentielle et de traitement des bassins versants situés en aval des sites abritant des retenues collinaires dans la perspective d’assurer des apports hydriques supplémentaires pour ces régions. La protection et la préservation de ces points d’eau contre les risques d’envasement, notamment, est susceptible, souligne-t-on, d’encourager le développement des activités agricoles de proximité et favoriser la fixation des populations locales.
APS

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