Mardi 27 Février 2007
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L'ECHO DU TAM TAM !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Quelle est la série télé préférée du ministre de
l’Energie, Chakib Khelil ? «Inspecteur Derrick.»

Trop facile !

Loin du tribunal de Blida, un peu moins loin du tribunal d’Oran, il y a le tribunal de Aïn Témouchent. Et ce qui s’y passe ne me semble pas moins important que ce qui se passe à Blida et à Oran. Un test, encore un pour une justice que l’on nous dit soudainement redevenue autonome et libre des griffes du pouvoir. Je veux bien. Même si je suis viscéralement circonspect devant les mutations instantanées d’un corps jusque-là très attaché, chevillé à sa tutelle et à la tutelle de sa tutelle. Mais bon, ne préjugeons de rien et admettons que tout a changé en quelques heures et que la justice est libre. A Aïn Témouchent, des hommes ont été présentés devant les juges pour répondre d’actes criminels. Au sortir d’une mosquée, ces «hommes» ont attaqué un bar-restaurant, le «Tam Tam», ont roué de coups son propriétaire et des employés, puis ont saccagé et mis le feu à l’établissement. En clair, des individus non mandatés par la force publique, agissant de leur propre chef ont transformé une portion d’Algérie en lieu de castagne et d’atteinte aux biens. Le test va consister à vérifier si l’alibi «religieux » invoqué par les casseurs-tabasseurs va les dédouaner de leur acte criminel. Vers ce tribunal de Aïn Témouchent, vers cette salle d’audience un peu moins éclairée par les sunlights que celles de Blida et d’Oran, mes deux pavillons d’oreilles sont dirigés et pointés à mort. Plein axe ! Ouverture maximale de l’ouïe. Car c’est de là, me semble t-il, que viendra le signal. Soit on ferme la porte aux Zorro à barbe qui veulent faire leur police, en attendant de faire leur Dawla. Soit on ferme… les yeux, on fait montre de clémence et de rahma. A partir de là, faudra pas s’étonner ensuite que des Hassi Messaoud bis éclatent un peu partout, que des «b’zouza» aux yeux soulignés au khôl régentent nos vies. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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