Mercredi 28 Février 2007
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ARRETEZ DE LUI FAIRE DES MISERES
A CE PAUVRE GARÇON !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Benbouzid. Il était déjà ministre de l’Education
lorsque je chantais Kassaman à l’école primaire.»

Cé dire !

Dans quel état il étaaaaaaaaaaaaaaait ! Lamentable ! Et dire que, dans sa tête, il se préparait déjà pour la bataille des législatives. Il faisait et refaisait des comptes de campagne. Il calculait les probabilités de sièges à décrocher. Il appelait sans cesse ses fidèles. Il battait le rappel des plus tièdes. Il s’est même réconcilié en partie avec les judas qui l’ont trahi. Tout baignait pour Abdallah Djaballah. Jusqu’à ce moment fatidique, cet instant «T» comme seule l’administration algérienne sait en réserver. D’un air détaché, sans avoir l’air d’y toucher, sans faire montre d’une quelconque agressivité, presque avec de la gentillesse dans la voix, le préposé aux élections, posté derrière le guichet où l’on délivre le fameux dossier de participation aux législatives, a remonté d’un geste lent ses lunettes, a regardé Djaballah avec des yeux de biche s’apprêtant à manger le lion qui l’avait déjà avalée du regard et lui a lâché : «Cheïkhouna, makach les élections pour vous. Allah inoub ! » Ya bouguelb ! Celui de Djaballah a fait un bon dans sa poitrine. La terre d’Algérie, cette terre d’islam sur laquelle il rêvait de planter un drapeau vert s’est soudain dérobée. Il a eu une hypo. Il a sué de la calotte. Ses aisselles ont commencé à coller. Sa barbe s’est recroquevillée en milliers de points d’interrogation. Paraissant soudain 1000 ans, le jeune Cheikh a pris son portable acheté à Dubaï et a appelé l’autre Cheikh, Abdelaziz Belkhadem. Celui-ci, poliment, avec une infinie patience, lui a expliqué qu’il était en réunion, et qu’il le rappellerait juste avant le verdict dans l’affaire Khalifa. Djaballah attend toujours. L’appel de Belkhadem, bien sûr, pas le verdict. Quoique ! Et pendant que Djaballah voit ses rêves de planter un drapeau bien vert, tout à fait vert sur cette bonne terre d’Algérie, Belkhadem rit doucement de ce tour pendable joué au prédicateur de Skikda, fait des comptes de campagne, calcule les probabilités de sièges à décrocher, appelle les fidèles, fait tuer les infidèles et rêve de planter sur cette bonne terre d’Algérie un drapeau noir, bien noir. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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