Lundi 05 Mars 2007
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Actualités : 25% DU COUT DU KIT A INSTALLER SUPPORTES PAR L'ETAT
Des encouragements pour la conversion des véhicules au GPL


L’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue) a réuni, hier à l’hôtel Mouflon d’Or à Ben Aknoun, sous l’égide du ministère de l’Energie et des Mines (MEM), une soixantaine d’installateurs de KIT GPL-carburant, publics et privés, agréés.
Une réunion, d’information et de sensibilisation, voulue débattre avec ces installateurs sur les modalités de conversion des véhicules particuliers, utilitaires et flottes captives, au GPL (gaz propane liquide). Une conversion inscrite dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de maîtrise de l’énergie (PNME) à l’horizon 2011, relatif au secteur des transports. Ainsi, il est prévu l’installation de 8000 kits GPL à raison de 2000 kits par année. En ce sens, des subventions sont accordées aux installateurs par le biais du Fonds national de maîtrise de l’énergie (FNME), relevant du MEM, pour la conversion des véhicules essence à ce carburant alternatif. Cette aide est de 20 à 25% pour chaque kit GPL, en fonction du prix moyen du kit GPL sur le marché national. En rappelant que le coût du kit varie dans une fourchette de prix comprise entre 25000 DA et 100 000 DA, selon la nature de la carburation et de l’ancienneté du véhicule mais aussi de l’origine du kit. En notant un niveau de droits de douane du kit importé (5%) des plus faibles.
L’Etat, les banques, les concessionnaires sont concernés

Une mesure incitative certes mais néanmoins insuffisante pour certains installateurs qui n’ont pas manqué d’appeler à réduire ce droit de douane, voire à le supprimer à terme. Mais aussi d’en appeler à une implication plus forte des banques, le développement du crédit à la consommation allant crescendo, dans le financement des installateurs selon des modalités à étudier et en vue de leur permettre d’amortir leurs frais. En fait, davantage de soutien de l’Etat est sollicité même si chaque année de nouvelles mesures incitatives sont déployées par le biais de la revalorisation des marges bénéficiaires, la réduction des taxes et autres. De même qu’il est appelé à une plus large adhésion du grand public et des usagers. Également, plusieurs installateurs estiment que les concessionnaires automobiles sont aussi concernés et doivent être sensibilisés et s’impliquer  plus, notamment en commercialisant des véhicules conformes à ce type de carburant et autorisés à circuler en Algérie. En fait, la question se pose en terme de pilotage de l’opération, du choix des véhicules concernés et de la capacité à répondre à la demande. Cela même si le PNME semble privilégier les nouveaux véhicules dotés d’injection séquentielle, aux résultats jugés plus performants, et dont la carburation est optimisée par un calculateur.
120 000 véhicules déjà convertis
Ce faisant, quelque 120 000 véhicules ont déjà été convertis au GPL. En rappelant que le GPL est un carburant alternatif, économique et disponible, relativement peu polluant à la différence des carburants essence et du gasoil et pouvant être exportable. En effet, l’Algérie est le premier producteur africain et deuxième exportateur au niveau mondial, bien que le GPL ne représente encore qu’une infime partie de la consommation finale des produits pétroliers. Outre ses qualités reconnues en matière de respect de l’environnement, le GPL permet, selon ses promoteurs, de réaliser des économies, son prix à la pompe étant de 9 DA le litre, soit la moitié environ du prix de l’essence. Ce carburant est disponible sur la majorité du territoire national à travers un réseau de 343 stations-service recensées en 2005. Cela, sachant un parc automobile national de l’ordre de 3,2 millions de véhicules dont environ 2 millions de véhicules de tourisme, et en hausse de 200 000 nouveaux véhicules chaque année. Également un parc à renouveler à 80%, en forte tendance à la diésélisation, le gasoil s’avérant plus économique que les autres carburants classiques quoique plus polluants. Nonobstant le risque de devoir importer à terme le gasoil.
Vers une charte de qualité pour les professionnels
Cela étant, la conversion au GPL dépend également d’une lutte renforcée contre les faux installateurs, du respect de la réglementation administrative et technique en vigueur et des normes de sécurité, concernant notamment les soupapes de sécurité des véhicules et les équipements des installateurs, ainsi que de la formation technique et la mise à niveau des professionnels. En ce sens, les installateurs sont invités à souscrire à la charte qualité des professionnels et au guide technique, deux initiatives voulues garantir la pérennité de ce programme, stimuler la promotion de ce carburant et éviter «le bricolage » afin d’éliminer tous risques d’accidents techniques et mortels. En effet, cette charte veut garantir la sélection des meilleurs équipements disponibles sur le marché, garantir le service offert et le service après-vente, et assurer les meilleures garanties de fiabilité et de longévité au moteur. En ce sens, les concernés sont appelés à satisfaire à des conditions d’ordre administratif, de travail et de prestations techniques, à des conditions commerciales et des exigences de qualification du personnel et équipement de l’atelier.
Chérif Bennaceur

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