Lundi 05 Mars 2007
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Actualités : EN RAISON DE L'ASPHYXIE QUE CONNAIT LA FILIERE
L'Office interprofessionnel du lait (ONIL) réactivé


Le gouvernement relancera l’office national interprofessionnel du lait (ONIL), a-t-on annoncé ce matin sur les ondes de la Radio Chaîne III. Cette décision intervient alors que la filière lait connaît une crise particulière du fait de la rareté du produit. Cette solution, adoptée selon les spécialistes du fait que le gouvernement ait maintenu le prix administré du lait, permettra d’assurer la prise en charge de l’approvisionnement du marché en poudre de lait.
Ainsi, et à l’origine de la crise, une flambée des prix de la matière première sur le marché international suite à une restriction de l’offre. Toutefois, la situation prend de l’ampleur d’autant que les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur les difficultés de collecte et de disponibilité de lait cru. Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne III, M. Boubekeur Arhab, représentant le groupe Giplait, a précisé que la création d’un office interprofessionnel du lait servira de cadre de concertation des différents acteurs de la filière. Il indiquera également que les décisions seront prises sur la base des recommandations interprofessionnelles. Il s’agira ainsi de réguler le marché du lait. «La création de cet office sera certainement salutaire pour la production nationale du lait», a déclaré M. Arhab qui ajoutera aussi qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour la mise en place d’un tel office. Le problème de collecte n’est pas en reste vu la rareté du lait cru. Les professionnels suggèrent dans ce sens de relever le niveau de subvention. Sachant que le collecteur perçoit ainsi 4 DA et l’éleveur 7 DA, surtout qu’une âpre concurrence s’est installée pour la collecte de ce produit devenu particulièrement précieux. Pour l’invité de la Chaîne III, tout le système de collecte doit être revu. Intervenant aussi sur les ondes de la radio, M. Chahat, de l’Institut national d’agronomie d’El-Harrach, notera que pour le développement de la filière lait en amont, il faut alimenter le bétail et assurer un accroissement de la production du fourrage vert. Et ce, surtout s’il s’agit de vaches de races importées. «Depuis 1969, et vu le nombre de têtes importées, nous devrions avoir dans les 2 millions de vaches. Toutefois, et en raison de la rareté de l’alimentation, il n’existe actuellement que 200 000 vaches. Les autres ont fini à l’abattoir», a souligné le spécialiste. Pour sa part, l’industriel Issad Rebrab ciblera directement le ministère de l’Agriculture sur les ondes de la Chaîne III. Ce dernier «ne veut pas libérer les terres et continue de bloquer la situation». M. Rebrab évoquera ainsi le projet de grandes fermes laitières intégrées pour la production de l’aliment de bétail avec une unité de transformation du lait, un vétérinaire, de la recherche développement «un petit fellah ne peut faire cela», déplore l’industriel. Ce dernier évoquera à titre d’exemple un projet de ferme dans la région de Biskra de «9000 hectares avec une disponibilité de la ressource hydrique et la possibilité de prendre en charge 50 000 vaches». «Le wali était d’accord mais il y a eu des blocages au ministère de l’Agriculture», confiera M. Rebrab.
F. Zohra B.

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