Lundi 05 Mars 2007
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Actualités : LE PRESIDENT DU RCD SUR LES ONDES DE LA CHAINE III
Sadi appréhende la fraude


Le patron du Rassemblement pour la culture et de la démocratie a appelé, hier, lors de son passage radiophonique sur la Chaîne III, à la moralisation de la politique et à la lutte contre la corruption et la fraude. D’autres sujets d’actualité tels que l’affaire Khalifa et l’éviction d’El- Islah des élections législatives ont été abordés.
Meriem Ouyahia - Alger - (Le Soir) - A deux mois des élections législatives, auxquelles il s’apprête à prendre part, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie le docteur Saïd Sadi craint d’ores et déjà la fraude électorale. Les expériences du passé ont laissé, apparemment, un goût amer chez le président du RCD. Invité hier de l'émission “En toute franchise” de la radio Chaîne III, Dr. Sadi a insisté sur la nécessité de “restituer le service public au plus grand nombre de citoyens”. Il fera le parallèle avec la fraude électorale. Il estime que l’ampleur de la corruption en découle et que les citoyens ont perdu confiance. Pour la diminution du phénomène de la fraude, il insistera sur ce terme, estimant que l’éradication de ce phénomène n’est pas encore atteinte. “Il faut rester vigilant”, dit-il. “Tant qu’on bourre les urnes, les caisses de l’Etat se vident. C’est la première étape de la fraude”, a-t-il soutenu. Pour ce qui est des partis politiques, il pense qu’il faut clarifier la scène politique algérienne. “Il faut d’abord que chaque parti politique définit son projet. Trois courants sont identifiés : démocratique, islamiste et conservateur. Le fait que tout soit défini permettra de faire un travail structuré”, a-t- il estimé. C’est là qu’il appelle à “une action de moralisation de la politique”. Interrogé sur son appel adressé aux partis politiques pour une concertation nationale, le président du RCD soutient qu’aucun parti politique n’est exclu : “Nous sommes disposés à discuter avec tous les partis politiques légaux. Et nous sommes prêts à débattre toute forme d’analyse ou de proposition. Car, il faut apprendre à discuter et à s’écouter. Nous devons tous être des acteurs de l’édification des institutions de l’Etat.” Le président du RCD a révélé que son parti a pris contact avec des personnalités politiques pour étudier le projet des listes communes, qui seront probablement présentées aux législatives. Pour ce qui est de l’affaire Djaballah, il dira que l’Etat doit appliquer la loi mais en même temps la loi doit lui être appliquée. “On ne peut faire appliquer la loi si on la viole de l’autre côté. Comme le fait que l’Etat ne permet pas l’organisation de meetings et de manifestations”, a-t-il soutenu. Questionné sur le procès Khalifa, le docteur Saïd Sadi a répondu qu’il a constaté “avec effarement” la facilité avec laquelle ce groupe a pu se constituer. Pour lui, il faut aller au fond des choses pour qu’il n’y ait pas d’autres répliques et laisser la justice faire son travail. En plus de ses impacts sur les plan moral et financier, Saïd Sadi n’omettra pas de relever ses incidences sur le plan international, en général, et celui de la diplomatie, en particulier. “Tout cet argent aurait pu être utilisé à d’autres fins”, a-til ajouté. Il citera l’exemple de l’investissement dans les structures universitaires. A ce sujet, il révèle que lors d’une visite effectuée dans la cité universitaire de Béjaïa, il y a de cela deux ans, huit étudiants occupaient la même chambre. Et de s’interroger plus loin : est-ce qu’on était obligé de casser le groupe de cette façon aussi légère que cela a été pour sa création ? Avant de donner l’exemple de la compagnie aérienne (Khalifa Airways) qui aurait pu être récupérée. “Il y a avait d’autres solutions pour protéger les emplois, pour récupérer un tant soit peu l’argent public”, a-t-il soutenu. A son avis, l’Etat aurait pu “limiter la casse”. Il espère que la justice sera courageuse pour aller au fond des choses. Même si, a-t-il relevé, qu’à travers les écrits de la presse, il en ressort que la chambre d’accusation ne veut pas franchir certaines limites. Pour la stratégie industrielle, dont des assises nationales viennent d’être clôturées, il estime qu’il était temps. Selon ses dires, il en ressort que l’idée est bonne mais un accompagnement est nécessaire pour cette démarche telle que la révision du système bancaire, le règlement de la question du foncier pour encourager opérateurs nationaux et étrangers à investir. Pour lui, le destin de l’Algérie se jouera dans les cinq à sept ans qui viennent. “Il faut aller dans la cohésion et la concertation”, a-t-il encore ajouté. Réfutant le fait qu’une centaine de militants soient des frondeurs, il a expliqué qu’il ne s’agit que de 22 militants. Et qu’une action en justice a été enclenchée pour violation du local et utilisation frauduleuse du matériel. Revenant sur la tenue du troisième congrès de son parti, l’invité de la Chaîne III dira retenir trois points essentiels. Il s’agit de la foi militante de ses membres, de la solidarité citoyenne et la possibilité d’un retour d’une action publique du fait de l’existence d’une écoute et d’une disponibilité de la part de la société. M. O.
molesoir@yahoo.fr

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