Mardi 06 Mars 2007
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
LE REGARD DE MOHAMED BENCHICOU
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Le Soir Multimédia
Monde
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Actualités : TERRORISME ET CRIMINALITE
Mesures de sécurité supplémentaires pour Alger


La sécurité dans la capitale sera renforcée par l’arrivée en cette année 2007 de 5 000 policiers. En d’autres termes, le nombre de policiers passera de 15 000 à 20 000, soit 50% des besoins sécuritaires attendus dans une grande agglomération comme Alger. Cette information a été rendue publique, hier, par le chef de Sûreté de wilaya d’Alger, en marge de la cérémonie qui a eu lieu au siège du commandement de la 8e unité républicaine de sécurité sise à Kouba.
Une cérémonie organisée en faveur des femmes policières à l’occasion de la Journée mondiale de la femme à laquelle a pris part le premier responsable de l’institution policière. Ce renforcement sécuritaire dans la capitale est perçu implicitement par M. Moumen Abderrabou comme «salutaire» pour faire face à la criminalité sous toutes ses formes. Une criminalité, a-t-il dit, qu’«on peut sensiblement diminuer mais pas totalement éradiquer». Ainsi, il n’a pas hésité à mettre en évidence les résultats enregistrés au niveau de la wilaya d’Alger ces derniers mois. A ce propos, il dira : «Il a été enregistré une baisse significative de la petite et moyenne criminalité et ce, à hauteur de près de 50%.» Selon lui, ces résultats font suite «à la nouvelle stratégie d’occupation du terrain mise en place par la Sûreté de wilaya d’Alger dans le domaine de la lutte contre la criminalité». M. Moumen Abderrabou dira également que «l’occupation du terrain est une priorité de la Sûreté nationale, d’où l’idée de la primauté de l’opérationnel sur le sédentaire». En guise d’arguments, il cite en exemple les résultats enregistrés par ses éléments il y a de cela quarante-huit heures, à savoir l’interpellation de 14 personnes activement recherchées par la police, la saisie de plus de 2 000 comprimés de psychotropes, ou encore la solution de deux crimes crapuleux perpétrés dans la banlieue d’Alger». En parfait connaisseur du terrain, M. Abderrabou ajoutera que les «mesures prises dernièrement dans la capitale dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont d’ordre préventif», plaidant ainsi «à plus de vigilance qui doit être de mise.» Sur un autre plan, on indique que la Sûreté nationale n’hésitera pas à prendre des mesures sévères à l’encontre de tout policier «quel que soit son grade, qui sera reconnu coupable d’avoir usé de son influence, outrepasser ses prérogatives ou ne pas avoir respecté la loi lors de l’exercice de ses fonctions». Cette déclaration du chef de la Sûreté de wilaya d’Alger, M. Moumen Abderrabou, met ainsi en évidence «la détermination de la Direction générale de la Sûreté nationale à mettre de l’ordre dans ses rangs». Ce même responsable s’est engagé «à mettre ma carte en jeu (!), pour défendre le policier, si ce dernier venait à faire l’objet de mépris ou d’humiliation dans l’exercice de ses fonctions». Ainsi, il réaffirme les propos déjà tenus par le premier responsable de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi en décembre dernier dans un message transmis aux cadres de la police nationale. En effet, le directeur général de la Sûreté nationale, qui a tenu à marquer de sa présence cette cérémonie, lors de laquelle des prix symboliques ont été remis à des femmes policières, avait déclaré à ce propos que «ceux qui ne peuvent suivre la nouvelle orientation, celle d’établir une police de proximité, plus proche du citoyen et d’être d’un haut niveau technique, je leur demande solennellement, surtout aux cadres qui sont incapables de suivre, de changer d’attitude et de comportement. Ou alors qu’ils quittent nos rangs». «Nous avons maintenant un système de sécurité interne de plus en plus efficace qui permet de détecter ceux qui sont à l’origine de dépassements. Et je vous préviens tout de suite que nous serons implacables avec ceux qui vont outrepasser leurs droits », a ajouté Ali Tounsi dans une ferme instruction adressée aux cadres de la DGSN. A ce propos, le directeur général de la Sûreté nationale a saisi cette sortie «pour rendre hommage à la femme policière qui n’a pas hésité à prendre les armes pour défendre l’honneur du pays». Selon Ali Tounsi, la policière qui représente entre 4% et 5% des effectifs de la DGSN est une digne héritière de nos glorieuses moudjahidate et martyrs de la guerre de Libération nationale». C’est dans cette optique, qu’il dira que «nous comptons recruter encore davantage de femmes au sein de notre institution et promouvoir d’autres au sein de postes de responsabilité», soit le poste de chef de Sûreté de wilaya ou encore celui de «directrice générale de la Sûreté nationale.»
Abder Bettache
youcefabder@hotmail.com

Nombre de lectures : 317

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site