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Actualités : KABYLIE
Le terrorisme redouble de férocité


Depuis le mois de février de l’année en cours, la Kabylie continue à être le théâtre d’attentats terroristes du GSPC qui multiplie les assauts et les attaques meurtrières contre les services de sécurité, avec une étonnante régularité et quelquefois une facilité qui ne manquent pas de susciter des interrogations. Durant un laps de temps, ne dépassant pas un mois, ce sont pas moins de trois opérations qui ont ciblé les différents corps des services de sécurité, avec un bilan sanglant et beaucoup de victimes parmi ces derniers et même les civils.
Tout a commencé avec les attentats en série du 12 février dernier qui ont ciblé des brigades de gendarmerie et des commissariats de police situés dans les wilaya de Tizi-Ouzou et de Boumerdès. Vers la fin du mois de février, ce sont diverses positions et points de contrôle qui ont été mitraillés par les terroristes du GSPC, activant sous la férule d’Al Qaïda. Les attaques que la vigilance des forces de sécurité a permis de déjouer ont été aussi enregistrées dans diverses localités de la wilaya de Tizi-Ouzou. Dimanche dernier, les exécutants du plan djihadiste armé et sanguinaire d’Al Qaïda en Algérie ont une nouvelle fois ciblé les forces de l’ordre, en tendant une embuscade meurtrière à une patrouille de la Gendarmerie nationale près de Béni-Yenni et au cours de laquelle six gendarmes ont trouvé la mort et deux autres ont échappé à une mort certaine. Le caractère massif, ciblé, synchronisé et quasi régulier de ces attentats du GSPC allié à Al Qaïda témoigne de la stratégie bien réglée et destinée à marquer les esprits et à susciter une propagande médiatique au soutien de son action terroriste et meurtrière. Le GSPC qui a, du reste, réaffirmé, depuis la fin de l’été passé et de façon hargneuse et violente son refus des dispositions de «la charte pour la paix et la réconciliation nationale» prônées par le pouvoir entend, de l’avis de certains observateurs et connaisseurs des mœurs des groupes terroristes, exprimer, à travers le mode opératoire adopté depuis le 12 février, un besoin de légitimation auprès de ses nouveaux mentors d’Al Qaïda, organisation à laquelle le groupe terroriste algérien a fait allégeance au mois de septembre de l’année passée. Cette nouvelle démarche des désormais relais de Ben Laden en Algérie et dans le reste des pays du Maghreb semble faire route avec une propension visible à occuper le plus d’espaces médiatiques non seulement en Algérie mais dans le monde entier, pour donner plus de retentissement à ses actions terroristes qui sont venues, souvent, comble de cynisme, en réponse au triomphalisme de certains responsables algériens qui ont usé de petites phrases sur le recul et les capacités de nuisance du GSPC, dixit Zerhouni, Daho Ould Kablia et autre Ouyahia. Des petites phrases qui ont été, malheureusement, fatales pour les éléments des services de sécurité. L’attentat sanglant de dimanche dernier perpétré contre une patrouille de la Gendarmerie nationale près de Béni-Yenni est une preuve que l’unanimisme sur les vertus de la paix retrouvée n’a profité qu’à l’islamisme et à son bras armé, le GSPC, qui a, selon des témoignages, procédé au recrutement de terroristes, à la (re)constitution de réseaux de soutien mais aussi à la réoccupation de plusieurs zones et poches de maquis, comme ceux de Takhoukht qui ont renoué, depuis hier, de façon sanglante, avec l’activité terroriste.
S. A. M.

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