Mardi 06 Mars 2007
Accueil | Edition du jour | Archives
Rechercher:   Recherche avancée
Actualités
Périscoop
Régions Centre
Régions Est
Régions Ouest
Sports
Femme magazine
Panorama
LE REGARD DE MOHAMED BENCHICOU
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Le Soir Multimédia
Monde
 
 
Nos archives en HTML
Nos archives en PDF
 

Actualités : TOUT EN REJETANT SA PARTICIPATION AUX ELECTIONS LEGISLATIVES
Le MDS fustige les partis politiques


La tenue d’un congrès parallèle dans les couloirs du siège du Mouvement démocratique et social (MDS) par l’aile de Hocine Ali n’a finalement pas perturbé les résultats du congrès légitime auquel a appelé la direction d’Ahmed Meliani pour les 22 et 23 février dernier, qui, désormais n’a plus le statut de secrétaire général intérimaire, mais confirmé par le congrès dans ce poste. Dans une conférence de presse animée, hier, au siège du parti pour faire part de ces résultats, M. Ahmed Meliani a tenu, avant tout autre chose, à clarifier la confusion qui s’est installée concernant le congrès.
Pour lui, le MDS ne recourra pas à l’arbitrage de l’administration, à partir du moment que cette dernière a autorisé un seul congrès et a enregistré les statuts d’un seul congrès, à savoir celui que la direction centrale a organisé. “Nous considérons que les résultats de notre congrès sont une réussite, en prenant compte des conditions dans lesquelles il s’est déroulé. Le MDS est sorti de la situation transitoire de ses instances et a désormais ouvert la voix pour l’édification d’un instrument politique au service d’une alternative démocratique”, a relevé le conférencier, qui se dit désolé que les autres militants n’ont pas voulu entendre raison et rejoindre le congrès, qui, toutefois, rappelons-le, va aboutir à l’organisation d’ici une année d’un autre congrès plus mobilisateur des forces démocratiques. Trois principales résolutions ont été adoptées lors de ce congrès. Il s’agit de la résolution programmatique, celle de politique générale, la dernière et la plus importante, la résolution politique qui, elle, confirme la ligne d’orientation du parti. “Ce congrès a permis de réaffirmer la politique générale stratégique du MDS. Notre mouvement réitère son engagement auprès des citoyens qui luttent quotidiennement contre le régime en place et non pas avec ceux qui ont choisi de s’intégrer au processus du pouvoir”, a souligné le conférencier. Il serait inconcevable pour la nouvelle direction du MDS d’entrer dans une course électorale dans les conditions politiques, économiques et sociales actuelles. Pour le parti fondé par El Hachemi Chérif, tant que l’alliance islamo-conservatrice continue à gangrener le système de l’intérieur et assure la pérennisation de la rente, le MDS n’envisagera, sous aucun prétexte, de cautionner l’édification d’un Etat théocratique et d’une république islamique. D’ailleurs, le SG du MDS ne va pas sans s’attaquer aux partis politiques démocratiques qui, dit-il, “se voilent la face”, en croyant encore à des élections transparentes, neutres et démocratiques. “Tous les indices montrent qu’après chaque élection, il y a un recul des libertés démocratiques. La classe politique devrait demander un bilan de toutes les élections depuis 1990, au lieu de faire l’impasse et continuer à reproduire les mêmes erreurs”, fait remarquer le conférencier. “Ceux qui vont à ces élections ne feront que cautionner l’alliance islamo -conservatrice”, affirme M. Meliani, qui refuse d’encourager les partis engagés dans la course électorale, à l’exemple de Saïd Sadi. La participation à des élections est, selon le conférencier, un piège tendu pour les forces démocratiques, en les “maintenant dans le giron du pouvoir, les emprisonnant dans les stratégies politiciennes et les réduisant souvent à des positionnements conjoncturels sans incidence réelle sur le devenir du pays”, signale- t-on dans le parti. L’enjeu réel et immédiat pour le MDS reste celui de mobiliser les forces démocratiques, syndicales et associatives autour de l’alternative démocratique. Seulement le MDS semble bien avoir sa vision propre de l’alternative. Celle de rompre avec le système rentier bureaucratique et islamiste.
Rosa Mansouri

Nombre de lectures : 359

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site