Mardi 06 Mars 2007
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RABBI IKOUN FEL AOUN !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Grande-Bretagne. Le patron de Scotland Yard muté pour faute grave.» 

Wach eddak !

Un des responsables chargé de préparer les législatives du 17 mai prochain a affirmé à haute et intelligible voix, en détachant bien les syllabes, en articulant comme un speaker de la BBC, en marquant le début de la phrase et sa fin par des différences dans l’intonation censées faire ponctuation, et en s’écoutant parler : «LA FRAUDE SERA IMPOSSIBLE LORS DE CE SCRUTIN.» On peut adopter plusieurs attitudes face à une telle déclaration. D’abord compatir. Car il n’est pas interdit de penser qu’une personne qui dit cela d’un vote en Algérie souffre, au mieux, de troubles graves de la mémoire, au pire de troubles tout court. On peut aussi être tenté d’appeler le SAMU, car lorsqu’un Algérien certifie qu’il sera impossible de tricher à une élection algérienne, il est du devoir de chaque Algérien d’alerter les urgences médicales. Ne pas le faire relèverait de la non-assistance à Algérien en danger. Si, malgré tout cela, on ne veut pas déranger les toubibs du SAMU, on peut alors juste faire remarquer gentiment au responsable en question qu’il a fait cette déclaration le matin alors que l’émission vidéo gag, elle, est généralement programmée vers 17 heures 30 sur TF1. On peut aussi se féliciter du fait que l’art du «one man show» n’ait pas complètement disparu du pays et qu’il soit aujourd’hui encore porté à bout de bras par un cadre du ministère de l’Intérieur qui lutte de tout son désopilant humour pour que ce mode d’expression ne meurt pas. On peut aussi ne rien faire ! Car quand un Algérien affirme qu’il sera impossible de frauder à une élection algérienne, il n’y a déjà plus rien à faire. Sauf fumer du thé et rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

P. S. : Message personnel à l’attention de Boualem la France. Ammi Boualem, t’as pas le droit de flancher, de baisser les bras et de broyer du noir. Tu ne peux pas nous faire ça ! Alors s’il te plaît, redresse ta carcasse, rallume tes yeux, resserre tes poings et reste-nous aussi longtemps que notre égoïste besoin de te garder le commande. S’il te plaît ! Le fumeur de thé

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