Régions Centre : BOUIRA
Les vétérinaires débattent de leur ordre


La salle de réunion de la Chambre d’agriculture de la wilaya de Bouira a abrité lundi dernier une réunion des vétérinaires de la wilaya de Bouira pour débattre de leur prochaine structure appelée l’Ordre national des docteurs vétérinaires. En effet, après une première réunion tenue le 5 février dernier et au cours de laquelle les 107 vétérinaires appartenant au secteur public ou privé de la wilaya de Bouira, ont eu à débattre et à enrichir l’avant-projet du code de l’éthique et de la déontologie des docteurs vétérinaires, ce lundi, c’était au tour des statuts à être débattus pour enrichissement ou amendements.

Ainsi, lors de ces débats fructueux, et sur les 34 articles existants dans les statuts, sept d’entre eux ont fait l’objet de remarques fort pertinentes de la part des présents. Cependant, les points les plus en vue avaient trait à l’âge que les présents proposent d’annuler carrément, le docteur vétérinaire est supposé mûr et prêt à la responsabilité après sa sortie de l’université. Le même argument a été avancé pour amender l’article ayant trait à l’expérience et l’ancienneté pour postuler au bureau national. Pour les présents, le meilleur arbitre reste les vétérinaires eux-mêmes qui peuvent encourager ou sanctionner leurs pairs qui ne seraient pas à la hauteur de la mission qui leur seront dévolues. Enfin, le troisième article proposé à l’amendement est le nombre de délégués devant représenter la wilaya au niveau du bureau national. Dans l’avant-projet, il est stipulé que chaque wilaya sera représentée par un nombre égal partagé également, entre le secteur privé et le secteur public. Pour les vétérinaires de Bouira et c’est parce qu’ils sont plus de cent à exercer au niveau de la wilaya alors qu’il y a d’autres plus peuplées, mais possédant un nombre inférieur. Il serait plus judicieux de faire une représentation à la proportionnelle du nombre de docteurs vétérinaires existants au niveau de chaque wilaya. En somme, des amendements que le bureau provisoire représenté par les docteurs Boudjemaâ, Chenouf et Aït Youcef, est appelé à défendre lors de la réunion régionale qui se tiendra vendredi prochain à Alger. Après cette réunion, une synthèse de toutes les propositions et les amendements faits au niveau des autres régions, sera élaborée pour constituer les statuts de l’Ordre national des docteurs vétérinaires qui veulent eux aussi se constituer en association pour défendre leurs droits. Y. Y.

DJEBBAHIA
12 familles toujours dans des ghettos

Malgré l’opération de recasement dans le cadre de la lutte contre l’habitat précaire initiée en 2004 avec la construction de 56 logements, 12 familles continuent à vivre dans des huttes au niveau du chef-lieu de la commune de Djebbahia, commune perchée sur les hauteurs sud de la commune d’Aomar, dans la daïra de Kadiria, à 30 km au nord-ouest de Bouira. En effet, ces douze familles regroupées dans trois sites différents et constituées de quelques familles de même nom et leurs gendres, refusent de quitter les lieux tant que l’Etat ne les aurait pas satisfaites en leur octroyant un logement pour chaque famille ayant des enfants. Cette situation qui perdure depuis 2004 a été à maintes fois étudiée par les responsables locaux et ceux de la daïra afin de trouver une issue mais jusqu’à aujourd’hui aucune solution n’est en vue. Lors de notre déplacement vers cette commune dimanche dernier, nous avons retrouvé des familles vivant dans des conditions extrêmement précaires et dans une misère noire. Regroupés dans des huttes et où parfois même le toit n’existe pas dans la cuisine comme c’est le cas de Meddahi Belaïd, ou fait de plastique comme c’est le cas pour les Djaâdi, ou encore Djebri Belkacem, où, les eaux usées déversent en pleine nature. Des images dégradantes et attentatoires à l’esprit d’un chef-lieu d’une ville comme Djebbahia qui était du temps de la colonisation une perle et un joyau tant elle surplombe la vallée d’Aomar et domine une vue panoramique et pittoresque. Aussi, pour cette lenteur dans le traitement de cette affaire, nous nous sommes déplacés au chef-lieu de la daïra pour voir le chef de daïra en sa qualité de président de la commission d’attribution des logements. Celui-ci, qui s’est montré très réceptif et très conscient du problème nous montrera tous les P-V des réunions qu’il eut à tenir avec l’ensemble des concernés. Il nous montrera cas par cas les situations de chacune des 12 familles qui refusent de quitter les lieux en arguant que l’Etat les aurait lésées. D’après lui, ne disposant que de sept logements, il a, sur la base des enquêtes établies sur le terrain, affecté des F3 et des F2, à chaque deux familles qui vivent sous le même toit ou ayant déjà bénéficié dans la même opération de plus de deux logements. Pour le cas de Meddahi, dont l’habitation était touchée par le séisme du 21 mai 2003, il a bénéficié d’une aide de 21 millions pour la réhabilitation de sa maison, mais il a refusé cette enveloppe. Par conséquent, il devra attendre la distribution des logements sociaux pour pouvoir y postuler. Et au sujet des logements sociaux, le chef de daïra a révélé avoir en sa possession actuellement quatre logements pour huit cents dossiers. Aussi, et c’est parce que dans un futur proche, il y aura la réception de quarante logements, ce responsable a préféré attendre pour attribuer les 44 logements en même temps. Y. Y.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable