Mercredi 07 Mars 2007
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IL VA BIEN ET PLUS QUE BIEN !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Au sortir d’un entretien que leur a accordé Amar Tou, les psychologues du secteur public sont formels : «Le mal est profond !» 

On s’en doutait un peu… 

Désolé ! Mais, comme tout le monde, j’ai vu les images. Et contrairement à tout ce qui s’est dit, contrairement aux rumeurs qui n’ont pas arrêté de circuler ces dernières semaines, contrairement à tous les apprentis croquemorts qui l’ont donné cliniquement fini ces dernières heures, je lui ai trouvé une mine superbe. Un beau sourire affiché sur toute la largeur du visage. Un regard aussi vif qu’alerte. Un teint frais rosé, sans un pli, ou presque. Le cheveu brillant et souple. La démarche aisée. Le geste ample et gracieux. La poignée de main ferme et solide. La voix sans une seule octave chevrotante. L’homme est en parfait état de santé. Rien à redire ! Il gambaderait presque pour contredire tous ceux qui ont voulu l’enterrer trop vite. Pourtant, Dieu sait qu’il y aurait motif à stress pour lui. S’il y en a un qui a toutes les raisons de tomber gravement malade et de dépérir, c’est bien lui. Les attentats d’Al- Qaïda à travers le pays ont redoublé d’intensité et de férocité. Il y a des bombes ou des alertes à la bombe tous les jours. Des morts, tant du côté des civils que des forces de l’ordre. Des zones du pays où il est devenu dangereux d’aller. Des rues qui se sont transformées en bunkers, avec les gros blocs de béton posés devant les administrations, les barrages filtrants avec des policiers à la grosse moustache et au regard sévère, les fouilles systématiques des véhicules suspects, la traque aux sacs, sachets et paquets laissés dans des endroits publics. Bref, un climat d’enfer à vous rendre malade, à vous dévorer de l’intérieur et à casser n’importe quel autre chef d’Etat. Pas lui ! Le président irakien Jalal Talabani, 74 ans, a regagné Baghdad après une hospitalisation en urgence en Jordanie. Aujourd’hui, il va bien. Alhamdoulillah ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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