Samedi 10 Mars 2007
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COMMENT CA SE FAIT ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

8 Mars. Abdekka aux femmes : «Ensemble, nous ferons de
grandes choses ! »

Des promesses, toujours des promesses… 

Ce week-end, je n’ai pas vu de tornades souffler sur le pays. Juste des vents forts, parfois presque violents. Je n’ai pas vu non plus des paquets de flotte s’abattre sur nos têtes. Juste des averses, drues par moments, mais sans qu’il nous faille tous monter sur l’arche de Noé. Je n’ai pas vu non plus de manteau neigeux de plus d’un mètre recouvrir nos villes, villages et bourgs. Je n’ai pas vu non plus le verglas emprisonner les câbles électriques et transformer nos autoroutes, nos routes et nos pistes en patinoires mortellement dangereuses pour les usagers. Je n’ai pas vu le froid paralyser les transports en commun et clouer en gare les trains. Alors, dites-moi, Allah yarham babakoum, pourquoi, au moindre petit grain, à la plus modeste poussée de vents, au plus banal refroidissement de la météo et à la plus commune des ondées, tout le pays se détraque ? J’ai besoin de savoir par quelle mystérieuse alchimie burlesque, une bourrasque prive des millions d’Algériens d’électricité pendant plusieurs heures, parfois une journée complète ? Nous vivons bien en Algérie, pas dans l’Etat de New-York ou dans celui du Nebraska où il peut faire jusqu’à moins 15 au mois de mars, non ? Nous vivons bien en Algérie où l’historique de la vitesse des vents sur ces 50 dernières années a rarement dépassé les 100 kilomètres heure, alors que dans le Bassin méditerranéen, chez des voisins comme la France, l’Espagne ou l’Italie, des pointes à 150, voire 160 kilomètres/heure sont atteintes chaque année, non ? Expliquez-moi comment, sur une base-vie de l’Antarctique, en plein blizzard, alors que les vents dehors hurlent à plus de 250 kilomètres/heure, que le baromètre vient de péter ses aiguilles à moins 40°, dans les baraques en préfabriqué, des explorateurs, des scientifiques, des médecins, des chercheurs et des employés de missions internationales travaillent normalement, au chaud, jouent aux cartes ou regardent la télévision sans perturbation aucune. Tant qu’on ne m’expliquera pas ces phénomènes étranges, je continuerai à considérer que les 12 000 ou 13 000 DA que je paie en facture d’électricité en phase hivernale sont un véritable hold-up. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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