Il faut manger pour vivre, le proverbe est clair mais certains l’ont inversé. Ils vivent pour manger et ils mangent mal. Le syndrome de la malbouffe n’a pas épargné l’Algérie. La restauration rapide fait des émules et c’est à croire que plus c’est gras, sale et dégoulinant plus l’affaire marche. La gastronomie a été sacrifiée sur l’autel de la rapidité, du bon prix et du mauvais goût. Par commodité, par habitude, l’Algérien mange de plus en plus mal : pseudo- pizza noyée sous une tonne de mayonnaise, chawarma parfumée au gaz carbonique et frites constituent l’essentiel des repas pris à l’extérieur. Le chiffre d’affaires des «restaurateurs» augmente en même temps que les chiffres sur l’obésité et les affections digestives. Suite...