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Culture : ADRIANA LASSEL PRESENTE “LUCAS, LE MORISQUE” A LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE
DIALOGUE INTERCULTUREL AUTOUR D’UN CLANDESTIN


Adriana Lassel a présenté, dimanche après-midi, à la Bibliothèque nationale, son nouveau livre intitulé Lucas le Morisque ou bien le Destin d’un manuscrit retrouvé. C’est en présence d’un public connaisseur, constitué de personnalités et dramaturges, que l’écrivain a donné plus de détail sur sa nouvelle production. Il s’agit d’un roman historique, une histoire véridique sur l’expulsion des musulmans d’Espagne, leur patrie et leur terre.
Consacrant des années de recherche, ce livre est non seulement réfléchi par le cœur dont la romance prend surface mais aussi basé sur les documents et la recherche faisant appel à des historiens pour en savoir plus sur le passé des Morisques. Les Morisques qui sont des musulmans espagnols. L’auteur fait revivre une dizaine de personnages de différentes religions, réunissant la culture sud-américaine, espagnole et maghrébine. Adriana Lassel retrace une partie du dialogue à un destin commun des civilisations. Concernant les techniques d’écriture, l’auteur a essayé de donner une ambiance spéciale à son roman, une ambiance arabe dans un langage empreint d’expressions religieuses. A ce sujet, elle dira que “ça été difficile de traduire ce genre d’expressions tout en gardant le même sens”. Ce roman se déroule aux XVIe et XVIIe siècles dans un large cadre géographique : depuis l’Espagne (à l’époque de l’expulsion des Morisques), la France, l’empire ottoman, jusqu’à l’Amérique espagnole. Lucas, personnage principal du roman, est un migrant qui appartient à deux cultures, deux religions, jusqu’à ses 25 ans où il assume son hispanité chrétienne. Il émigre vers le continent américain (las Indias) comme un clandestin et y fonde une famille. A la fin de ses jours, il écrit son histoire et lègue son manuscrit à Juan, son fils. Les deux derniers chapitres se rapportent à des descendants qui ont eu en charge le manuscrit : un jésuite du XVIIe siècle et un chercheur d’or en Californie, au XIXe siècle. Ce dernier s’établit au Chili et c’est là que les pages jaunies de ce manuscrit sont enfin exhumées par un lointain descendant de Lucas, le Morisque espagnol. Adriana Lassel, parfaitement intégrée à l’espace algérien, est née à Santiago, en Chili. Suite à l’obtention d’un prix littéraire, elle a été invitée à Cuba où elle rencontre son mari, un moudjahid algérien, et où ils sont restés deux ans, pendant lesquels elle a enseigné à l’école des arts (section théâtre). Ensuite, ils vécurent en Chine et au Chili jusqu'à leur installation en Algérie. La Chilienne dont le cœur a été volé par un Algérien s’affirme être Algérienne et appartenant à “son pays par choix et par attachement”. Voulant apporter une meilleure connaissance du continent africain, elle se consacre à la recherche spécialement autour de l’œuvre de Cervantès du monde musulman. Cet auteur a déjà publié les romans Le sang, l'âme et l'espoir, Le pavillon de l'oiseau jaune, Le ville perdue et Tu n'iras pas à Tioup ainsi qu'un recueil intitulé Images d'Amérique. Lucas le Morisque est sa dernière œuvre, roman voulu comme un témoignage sur les moments cruciaux vécus par les Morisques. Il est à noter que ce livre a été édité en 2005 en Espagne, ensuite traduit en français pour être édité par les éditions Tell en Algérie. Ce texte cinématographique visuel dont on sent les déplacements pourra être un projet de film.
Sihem Benkhemou

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