Jeudi 15 Mars 2007
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         Le Soir des Livres
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Immigration intellectuelle et identité nationale

Au commencement de l’écriture algérienne d’expression française, l’intelligentsia a dû “monter à Paris”, pour y trouver son épanouissement. Tous ceux qui s’engagèrent dans l’aventure littéraire, les Kateb, Dib, Feraoun, Haddad (pour ne citer que ceux-là) s’éditaient en France, mais à l’époque, le pays se situait entre Dunkerque et Tamanrasset ! Par la grâce de la maîtrise du verbe, ils s’en sont allés, à la recherche d’un accomplissement, à travers une quête existentielle qui, pour certains, ressemblait davantage à une quête de soi. Suite...


NOURREDINE SAADI
“Nostalgie de ce qui n’a pas eu lieu”

Le Soir d’Algérie : La Nuit des origines, votre dernier roman, est la première de vos histoires qui ne se déroule pas en Algérie. Quelle est sa place dans votre parcours d’exilé et de romancier ?
Noureddine Saâdi :
Par la forme romanesque certes, mais déjà des nouvelles publiées, je pense «Au café de la Scarpe» ou «Le rêve de Wazemmes» et d’autres, se déroulent ailleurs et en même temps en Algérie, j’entends que les lieux se télescopent entre ce que l’on image souvent par l’ «ici» et «là-bas».
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Amrouche Jean, l’inconnu

Jean Amrouche, le poète déchiré, est souvent appréhendé seulement par l’écume de sa trajectoire. Réjane Le Baut, qui travaille sur cet «inconnu» (Kateb Yacine dixit) de Jean Amrouche depuis de longues années, livre dans cet opus le parcours heurté, lézardé par des discontinuités fécondes, de cet homme né sur une faille sismique : kabyle et chrétien, devenu professeur et poète puis journaliste, algérien et indépendantiste et, toujours, poète dont le cœur, le corps, l’esprit, les sens résonnaient de ce meurtre clos, intime, et pourtant collectif : «Je me nomme El- Mouhoub, fils de Belkacem/petit-fils d’Ahmed, arrière petit-fils d’Ahcène/Je me nomme aussi, et indivisément, Jean, fils d’Antoine/ Et El-Mouhoub chaque jour traque Jean et le tue/ Et Jean chaque jour traque El Mouhoub et le tue.» Suite...


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