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Question pertinente posée l’autre jour par Le Soir :
“L’Algérien mange-t-il bien ?” J’en connais quelques-uns
qui mangent bien, très bien. Et qui digèrent très
vite. Pour pouvoir remanger aussitôt !
El Haffagua
Arrêtons d’être mauvaises langues. Cessons de distiller notre venin. Non !
Les élections législatives ne sont pas un machin tout à fait inutile. Ce scrutin
sert à quelque chose. J’en suis convaincu depuis que j’ai revu, hier, dans les
pages d’ El Watan. La photo du leader du PNSD. Grâce à ces législatives du 17
mai prochain, je suis rassuré sur le sort de Mohamed Chérif Taleb. Je ne l’avais
plus revu depuis une rencontre-dédicace que j’animais, il y a de cela un petit
paquet d’années, à Alger. A la librairie du Tiers-Monde, si mes souvenirs sont
bons. Depuis, rien. Je n’ai plus eu de nouvelles. Ni de Si Mohamed Chérif, ni du
PNSD. Tout de même ! Ce que la vie et son rythme infernal nous réservent ! On
est séparé. On ne voit plus les gens. Et dans le cas du PNSD, je croyais très
sincèrement que cette formation politique avait disparu de la scène. S’agissant
de son leader, j’ai même crains le pire tellement il me semblait avoir été
littéralement englouti par le temps qui passe, happé de notre dimension
terrestre. Là, maintenant, avec la publication de cette belle photo sur laquelle
Mohamed Chérif Taleb apparaît en superbe forme, je sais qu’il est toujours en
vie – que Dieu la lui allonge, la vie — et que son parti figure encore et encore
sur la liste des formations agréées par le ministère de l’Intérieur. Voilà !
C’est à cela que ça sert des législatives en Algérie. A avoir des nouvelles de
gens que l’on pensait avoir définitivement perdus de vue, ou perdus tout court.
A bien y réfléchir, des législatives en Algérie, c’est encore plus efficace que
l’émission “Wa koulli chay’in moum’kin”. A ce propos, quelqu’un aurait-il des
nouvelles de Benchérif ? Pas le colonel qui vient de se rappeler à notre mémoire
malgré elle. Non ! Le Benchérif de la mer intérieure. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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