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«Le verdict est tombé dans l’affaire Khalifa. La juge
Brahimi condamne sa famille à de lourdes peines.»
L’esprit de famille se perd !
Il est strictement interdit de commenter une décision de justice ou des
verdicts et sentences prononcés dans des tribunaux. Le faire vous expose à des
représailles et sanctions. Dire que les peines prononcées à l’issue du procès
Khalifa sont extrêmement lourdes n’est pas permis et même sévèrement puni par la
loi. Laisser entendre de manière sournoise que ce sont encore des lampistes que
l’on a sacrifiés et des fusibles que l’on a fait sauter, c’est un dérapage
inadmissible. Se demander comment on peut condamner des demi-sels ou des
minuscules pions manipulés dans cet énorme scandale financier alors que les gros
pions, les très grosses huiles glissent mystérieusement entre les doigts de la
justice, c’est outrepasser ses prérogatives. Tenter de laisser croire que les
intouchables sont restés intouchables à l’issue du procès de Blida, c’est un
franchissement de lignes rouges interdit par les lois de la république. Une
décision de justice ne se commente jamais. Même pour dire que l’on estime
scandaleux qu’en 2007 on continue à protéger les puissants du glaive de cette
justice. Même pour s’alarmer de l’impuissance de ces millions d’Algériens qui
ont tous sur leurs lèvres les noms de cette poignée d’«inatteignables» mais ne
peuvent rien faire pour dénoncer cette caste blindée. Rien ! Pas un mot ! Pas
une phrase. Pas un toussotement ! Personne ne peut commenter un verdict de la
justice. D’ailleurs, personne ne peut rien commenter tout court. C’est tout
juste si l’on nous conseille de pleurer beaucoup. Et même là, il faut le faire
avant l’énoncé du verdict. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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