Régions Centre : TIPASA
Relogements des 35 familles du site archéologique classé patrimoine mondial


Les 35 familles qui vivaient sur les sites de la partie est du parc archéologique de Tipasa, de la zone de Sainte-Salsa et de l’hôtel Beau-Rivage, qui font partie du patrimoine mondial classés en 1982 comme bien de l’humanité, ont rejoint samedi leurs nouveaux logements situés dans une nouvelle cité du chef-lieu de wilaya de Tipasa.
Le relogement de ces familles, recensées par les services de la wilaya, répond à un des engagements de l’Algérie envers l’Unesco qui avait posé comme condition à la levée du péril sur le site de Tipasa — classé comme tel en 2002 — un certain nombre de recommandations dont celle de faire sortir les familles de ce site, “illicitement occupé depuis des années”. La 30e assemblée générale des Etats-parties de l’Unesco qui s’est tenue en juillet 2006 en Lituanie avait, en effet, accepté la levée du péril sur le site de Tipasa considérant que “les services de la wilaya avaient répondu de manière positive et concrète aux recommandations émises pour assurer une protection et une bonne préservation de ce patrimoine de l’humanité”. Pour ce faire, un certain nombre de mesures de réhabilitation du site de Tipasa avaient été concrétisées en 2005 par la wilaya qui, en plus de l’engagement de reloger ces familles, avait lancé une opération de déviation et de récupération des eaux pluviales qui, jusque-là, se déversaient à même le site, et réalisé un plan de cadastre du site et de sauvegarde de celui-ci et de sa zone “tampon” qui fait l’objet de nombreux empiétements. Le nouveau plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU), selon les préoccupations des responsables de la wilaya, est destiné à réorienter la recomposition urbaine en dehors de la zone classée et vers les piémonts qui constitueront le futur Agora de Tipasa. Cette opération de relogement des 35 familles du site de Sainte-Salsa et de l’hôtel Beau-Rivage, sera suivie d’une autre qui concerne le reste des familles vivant dans la partie ouest du parc archéologique dans la zone dite de Matarès. Le relogement des familles, en plus de la réhabilitation du patrimoine historique de la ville, fait partie d’un programme de résorption de l’habitat précaire lancé par les responsables de la wilaya et fait suite à celui lancé dans la commune de Messelmoune en 2006 dans l’ancienne “fermes Sidjes”, un lieu historique qui “a abrité une réunion secrète des alliés” peu avant le Débarquement en Normandie (France).
APS

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable