Il n’y a pas meilleur modèle de performance en matière de gestion financière et bancaire que le système suisse. L’Algérie, qui a l’ambition de s’inscrire dans cette démarche d’acquérir les performances nécessaires pour la gestion de son système financier, malgré les multiples scandales ayant ébranlé ses institutions, fait appel aux compétences suisses. C’est à travers l’organisation du 3e Forum international de la finance (FIF), à Alger, les 7, 8 et 9 mai prochain, que l’environnement bancaire en Algérie appuie ses réformes en essayant de trouver les mécanismes adéquats pour une mise en place d’un système bancaire et monétaire susceptible de répondre aux exigences des investisseurs étrangers en Algérie et aussi à la satisfaction de la clientèle, aussi diverses qu’elles soient. Dans une conférence de presse annonçant cet événement, l’ambassadeur de Suisse à Alger, M. Michel Gotteret, ne s’est pas arrêté au seul domaine financier, pour renforcer le partenariat avec l’Algérie, mais a exprimé la volonté de son pays de conclure une zone de libre-échange avec l’Algérie, qui, dit-il, existe avec d’autres pays du Maghreb. Un tel espace facilitera, selon lui, les échanges commerciaux entre les deux pays et introduira les produits algériens dans tout l’espace européen, et ce, en s’appuyant sur un accompagnement financier et bancaire des plus performants. En arrivant avec une dizaine d’experts internationaux en la matière, le Forum international de la finance regroupera des représentants des pouvoirs publics, des banquiers, des responsables des établissement financiers, des sociétés d’assurances, des cadres, des patrons d’entreprises, autour de plusieurs thématiques liées à l’activité bancaire et des assurances. Le marketing pour les services financiers, la microfinance au service de l’entreprise, le partenariat euro-méditerranéen, le rachat par l’endettement, les contrats internationaux, la poste-banque en Algérie, sont entre autres les thèmes retenus pour ces deux journées d’études. Des ateliers portant sur des sujets d’actualité, à savoir les services financiers et les stratégies de gestion financière des méga-projets d’investissement, seront également organisés, afin d’offrir l’opportunité aux hommes d’affaires algériens et suisses de mieux exposer leur vision concernant les investissements et le pourquoi et le comment de ceux-là. D’éminents financiers interviendront aussi pour expliquer les meilleurs modèles que pourra adapter l’Algérie à son système financier pour la réalisation de ses objectifs d’attraction des investisseurs. Le renforcement des compétences humaines reste, par ailleurs, la colonne vertébrale du développement du secteur financier. Le FIF, conscient de cette carence, s’est déjà engagé dans le renforcement des capacités des cadres, en collaborant avec la Chambre algérienne de commerce algéro-suisse, en matière de formation. 250 cadres banquiers ont bénéficié de cycles de formation, mais cela reste en deçà des attentes de l’économie nationale. Rosa Mansouri
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