Mercredi 04 Avril 2007
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ENCORE ! ENCORE !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Face à la grogne, les responsables du FLN ont décidé de réagir.»

Les dobermans ?

Pressé comme un citron par les journalistes, Belkhadem a craqué : «Oui ! Le président de la République a bien supervisé les listes FLN. Je vous l’ai déjà dit ! Vous voulez que je vous le répète en anglais ?» Non, Monsieur Abdelaziz ! Pas la peine de nous traduire en anglais votre désarroi, votre détresse profonde, votre infinie tristesse, votre incommensurable déception, votre abyssal désenchantement, votre infinie lassitude, votre insondable colère contrite, votre immense rancœur, votre indescriptible désemparement. Laissez-nous juste les apprécier dans les langues arabe et française. Cela suffit à notre bonheur. Pour le moment. Vous voir, Monsieur Abdelaziz, cafter le chef de l’Etat, cligner des yeux discrètement en direction de son portrait accroché au-dessus de votre tête comme pour dire aux journalistes «c’est pas moi, c’est lui, mais ne répétez surtout pas que je vous l’ai dit», c’est tout simplement orgasmique. Il y a de la «cour de récré maternelle» dans votre comportement en ce moment. Affecté d’office au piquet, au fond de la classe, vous balancez d’une jambe à l’autre, torturé entre l’envie de tout nous avouer sur le rôle de Abdekka dans la confection des listes FLN aux législatives et la peur de vous retrouver HS, hors service pour demain, pour le 17 mai et pour les siècles suivants. Votre trouble, votre inconfort me remplissent d’aise. Car, vu d’en bas, vu de chez nous, vu des plaines que vous avez toujours surplombées de votre arrogance, c’est toujours un intense plaisir de vous regarder vous manger les orteils entre vous, vous bouder les uns les autres, vous détester aussi férocement. Ça nous aide ensuite à mieux pouffer lorsque, au lendemain de scrutins, vous vous acharnez à nous convaincre qu’il n’y a d’autre programme, d’autre bible et d’autre Coran sur votre table de chevet que le seul programme du président. A vous voir aujourd’hui baisser la tête, grommeler, vous gratter nerveusement la barbe et virer vert-gris du pigment, nous savons que vous ne dites pas la vérité. Et ce spectacle-là, je l’avoue, j’en suis fou, j’en raffole et en redemande sans modération. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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