La cérémonie d’installation d’un nouveau directeur de la culture de la wilaya, Ben Hadjar Mohamed Najib, s’est déroulée, la semaine dernière au siège de la wilaya, en présence du SG du ministère de la Culture, Abdelali Tir, et des autorités locales. Le nouveau directeur, qui était à la tête de la même direction à Médéa, aura pour tâche d’assurer la continuité des différentes animations culturelles lancées durant la période de son prédécesseur, Ababsia Abdelaziz, “Nadi El Houdour”, “Layali Russicada de la chanson andalouse” et récemment “Les feuillets littéraires de Skikda” dont ce fut le premier numéro. La première manifestation hebdomadaire citée a permis à des grands noms de la littérature, Rachid Boudjedra en premier lieu, de fouler le sol de Skikda ; un débat culturel a suivi en dépit du faible afflux des citoyens. La deuxième a réussi, par contre, le pari d’attirer un grand nombre de fans de ce style musical et marqué les nuits de la saison estivale d’une note musicale indélébile. Elle a été financée à hauteur de 400 millions de centimes par le comité des fêtes de la commune de Skikda. Le troisième, une nouveauté en la matière, sera normalement le fer de lance de la médiatisation annuelle des auteurs et écrivains skikdis. Pour rappel, du 17 au 19 mars, le théâtre municipal de Skikda a accueilli plus de 100 hommes de lettres, chercheurs et universitaires d’envergure nationale et internationale, tous natifs de Skikda, venus débattre et faire la promotion de leurs œuvres et publications. Une manifestation qui a été sanctionnée par la visite au domicile de Abdelmalek Attoui, écrivain paraplégique, et la remise d’un cadeau. Outre ces innovations, il conviendrait de mentionner l’implication conjoncturelle de la direction de la culture tout au long de la durée, 7 ans, que Ababsia était à sa tête, dans les activités tous genres confondus, particulièrement le Festival du théâtre révolutionnaire et “Youm El Fennane” (la journée de l’artiste). Cette dernière festivité, coïncidant avec le 6 juin, a été marquée par un déplacement sur les lieux où Ramdane Abdelaziz, un artiste peintre qui décédera quelques mois après, subissait depuis près de 17 ans les affres d’une maladie cérébrale qui le clouait au lit. Une sorte d’hommage posthume. Toutes ces actions ne furent pas heureusement teintées dans leur finalité par l’effigie de l’ingratitude. Pour preuve, lors de la cérémonie d’installation, le SG du ministère n’a pas tari d’éloges pour souligner les efforts consentis en la matière et d’affirmer que ce changement s’inscrit dans le cours normal des choses. Abondant dans le même sens, le wali a aussi loué ces initiatives. Le nouveau directeur sera peut-être avantagé dans sa tâche par la future réception des infrastructures culturelles. Bonne continuation avec aussi le défi d’opter pour une communication plus performante. Zaïd Zoheir
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