Culture : PRESENTATION DE LA PIECE THEATRALE AYLA HAMLAA BLIDA
La dérision pour marquer cette tragicomique


Jamais auparavant Blida n’a eu autant de manifestations théâtrales que cette année. Profitant de cette aubaine, les amoureux du quatrième art, et ils sont nombreux à Blida, font le plein sachant que cette opportunité ne leur sera pas offerte chaque année. C’est ainsi que la salle Mohamed-Touri affiche complet à chaque représentation et celle de jeudi dernier a fait l’objet d’une ruée à telle enseigne que les 450 places de la salle furent prises une heure avant le début du spectacle.
Et pour cause, la direction de la culture y avait programmé la pièce Ayla Hamla du Théâtre régional de Béjaïa. Mise en scène par Omar Guendouz et écrite par Omar Fetmouche, cette pièce a beaucoup plu aux spectateurs qui ont longuement ovationné les acteurs. Ceci a fait dire à Omar Guendouz, en fin de spectacle : “Donnez-moi un public, je vous donnerai un théâtre.” Cette pièce, jouée par une kyrielle d’artistes connus sur la scène théâtrale, à l’image de Omar Guendouz, Azezni Ahcène, Bendaoud Kamra, Deraghla Djohra, Lallali Bachir, Maâmria Rachid, Baouch Karim, Youcef Djamel et Kessouh Fatiha, traite de l’éternel problème des Algériens, celui du logement. Utilisant la dérision comme outil pour marquer cette tragicomique, l’auteur de la pièce veut véhiculer un message, celui “du cordonnier mal chaussé”, surtout que la trame tourne autour d’un “maçon issu d’une famille de grands bâtisseurs qui ont construit presque la moitié de la ville” mais qui vit avec sa famille dans un hangar. Manque de pot, celui-ci devra libérer les lieux car la mairie a décidé d’en faire un chenil pour chiens abandonnés. Forcée de quitter ce hangar, la famille squatte un arrêt de bus pour en faire un logis. Mais cette indue occupation les met dans une situation périlleuse puisque le chef de famille, âmmi M’barek, va se retrouver dans les geôles de la police. Il sera libéré par le maire de la ville qui lui remettra une décision de logement. En allant chercher l’adresse de leur nouvelle cité, M’barek El Bitoun et sa famille vont se retrouver dans une zaouïa, à proximité d’un sanctuaire dans lequel résidait déjà un sans-abri. “Sidi El wali libère nous de notre calvaire”, le supplient les membres de la famille. Et c’est à cet instant précis que le maire surgit de nouveau pour leur proposer une autre solution. Mettre les parents dans un centre pour personnes âgées et confier les enfants à l’assistance. Le dialogue nuancé de la pièce incarne la réalité vécue par la société.
M. Belarbi



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