Actualités : Retour aux opérations kamikazes

L’organisation Al Qaïda au Maghreb, l’ex- GSPC, pour commettre l’horreur, recourt aux opérations kamikazes. Les deux attentats commis hier à Alger ont été l’œuvre de kamikazes qui se sont fait exploser à l’intérieur de véhicules bourrés d’explosifs. C’est le Groupe islamique armé (GIA) qui, en 1995, a recouru aux attentats kamikazes. L’attentat, rappelons-le, a visé la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Mais le recours aux attentats kamikazes n’a pas été systématique, depuis. On ne retient pas des attentats terroristes du genre à l’actif du GSPC, avant qu’il ne devienne Al Qaïda Maghreb. Avec l’allégeance prêtée par ce groupe terroriste à l’organisation de Ben Laden, il est à craindre davantage d’attentats kamikazes. Al Qaïda affectionne particulièrement cette technique terroriste. Au Maroc, les attentats du 11 mars dernier, comme ceux d’avant-hier, ont été des opérations-suicides.
S. A. I.

Un lien avec les attentats de Casablanca ?
Au lendemain des deux attentats kamikazes commis dans la ville de Casablanca, au Maroc, Alger, la capitale algérienne, est secouée par deux attentats terroristes à la voiture piégée particulièrement violents. L’un a ciblé le palais du Gouvernement, en plein cœur d’Alger, et l’autre un commissariat de police à Bab Ezzouar, dans la banlieue est. La proximité, dans le temps, de ces attentats au Maroc et en Algérie laisse soupçonner une mise en service d’une interconnexion terroriste dans les deux pays sous la bannière d’Al Qaïda. Notamment depuis que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a fait savoir qu’il se rebaptisait organisation Al Qaïda au Maghreb islamique. Et en se dissolvant dans la nébuleuse Al Qaïda, le GSPC a forcément renoncé à l’autonomie d’action dont il jouissait avant cette allégeance pour agir selon les instructions d’un commandement unifié. Ce qui suppose, aussi, une coordination de l’action terroriste à l’échelle du Maghreb. D’ailleurs, certains spécialistes de la question sécuritaire n’excluent pas l’existence d’un lien entre les attentats kamikazes d’avant-hier au Maroc et d’hier à Alger. Pour eux, il y a des probabilités à ce que les attentats qui ont secoué le Maroc et l’Algérie aient initialement été programmés pour être perpétués le même jour. Ils évoquent cette hypothèse, prenant en compte le fait que les kamikazes marocains se sont fait exploser lors d’une opération policière.
S. A. I.

L'alerte américaine
Les Américains avaient récemment averti de la menace d’attentats terroristes encore persistante. Le département d’Etat américain avait, en effet, dans une note, déconseillé la destination Algérie pour les ressortissants américains, en raison de la menace terroriste. En diffusant cette alerte, les Américains devaient donc nécessairement disposer d’une information fiable. Le porte-parole d’Etat américain avait spécifié même la nature de l’information dont le département disposait, à savoir des attentats terroristes contre les vols commerciaux. Les agences de presse étrangères avaient, on se le rappelle, repris cette alerte, ce qui veut dire qu’elle a été largement diffusée. Ce qui reste à savoir, en revanche, c’est si les Américains ont partagé de manière plus officielle les informations qu’ils détenaient avec les autorités algériennes. Normalement, cela devrait être le cas, puisque, depuis les attentats du World Trade Center, la coopération algéro-américaine dans le domaine de la lutte antiterroriste s’est renforcée, notamment en matière d’échanges d’informations.
S. A. I.





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