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«A propos de l’UDR et de son congrès qui peut tenir dans
une cabine téléphonique, je pense, ya Si Belkhadem, qu’il vaut
mieux se réunir entre Algériens dans une cabine téléphonique
plutôt que de prendre ses ordres au téléphone de l’ambassadeur
d’une puissance étrangère hostile à notre pays.»
Pour la précision, bark !
Quand on ne comprend plus rien à un truc, il faut avoir l’intelligence de
lever le pouce et de dire «stop ! Là, messieurs, je ne comprends plus rien».
Donc, je lève le pouce et je dis «ma f’hamtech !»
Lorsque je replonge dans les archives écrites, sonores et visuelles de
l’après-11 avril 2007, j’y lis, j’y écoute et j’y vois à profusion des
responsables du gouvernement, à leur tête «Frère le vert de peur» affirmer que
les deux attentats ayant visé le Palais du gouvernement et le commissariat de
Bab Ezzouar ne sont pas, n’ont jamais été et ne pourront pas être l’œuvre de
kamikazes. J’ai encore en mémoire cette fooooormidable explication d’un ministre
de l’Intérieur assurant que l’un des mecs qui conduisait l’une des voitures
bourrées d’explosifs ne savait même pas qu’il allait faire carrière dans le
métier de kamikaze, à l’insu de son plein gré. D’accord ! Ya sidi, d’accord !
Mais alors, pourquoi cette «khardja» de notre ministre des Affaires religieuses,
ce mercredi à Constantine, et dans laquelle il appelle les imams à prononcer des
prêches dénonçant l’acte kamikaze et conseillant à nos jeunes de s’éloigner de
cette voie… piégée ? Les kamikazes, yella ou pas ? Le 11 avril, c’était l’œuvre
de kamikazes ou simplement d’égarés de l’attentat terroriste ? Le 11 avril,
c’était une opération-suicide menée par Al Qaïda contre l’Algérie ou juste une
double explosion accidentellement provoquée par la naïveté de deux jeunes qui
passaient par hasard par Baraki et à qui des méchants très méchants ont confié
les clés de bagnoles remplies à ras-bord de matière explosive ? Parce que, très
sincèrement, tout cela ne fait pas sérieux de votre part, messieurs ! A l’heure
où le terrorisme islamiste s’est mis aux technologies de pointe, déclenchant
voitures et trains piégés par un simple appel à partir d’un Nokia 1100 acheté à
800 DA au marché de l’Aâkiba, à l’heure où pour passer sans encombre un barrage
de police ou de gendarmerie, les tangos font précéder la voiture piégée par une
autre voiture complice dont le conducteur a reçu ordre d’utiliser de manière
ostentatoire son portable afin d’attirer l’attention sur lui et de la détourner
du véhicule destiné à semer la mort, à cette heure-là, les autorités, comme en
goguette, très zen attitude, défilent devant nous pour nous dire la chose et son
contraire. Une fois, c’est kamikaze. Une autre, c’est pas kamikaze. En fait, le
genre de trucs totalement irresponsable qui, en d’autres temps, en d’autres
décennies dont je vous laisse libres de déterminer la couleur, nous avait fait
bondir de Guemmar à Bentalha, de l’assassinat d’un berger isolé à la Fiorino
piégée contre le Commissariat central d’Alger. Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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