Nicolas Sarkozy a été élu au poste de président de la république par 53 % des voix contre 47% .pour sa rivale socialiste Ségolène Royal. Le candidat de la droite va prendre la direction de la France pour 5 ans. Ce deuxième tour est marqué par une participation massive de 86% %, plus importante encore que le taux atteint au premier tour, qui avait été de 83,77% 6. points d’écart le sépare de sa rivale socialiste : c’est suffisant pour reporter à plus tard, à 2012 dans le meilleur des cas, un autre projet de société, plus juste, plus équitable, plus solidaire.
Pour l’instant, la France va s’installer dans une politique franchement à droite. Un projet de société qu’a exposé longuement et sans complexe, le désormais président Nicolas Sarkozy. Les français devront «travailler plus pour gagner plus». Quant à ceux qui souhaiteraient trouver un travail quitte à travailler plus et même sans arrêt, ils devront patienter. Le nouveau président français aura-t-il les coudées franches pour mener la France dans la direction néo-conservatrice que lui réserve Sarkozy ? Non si l’opposition de gauche se ressaisit et tire objectivement les conclusions de son échec. Non aussi, si des alliances intelligentes, sur un minimum de bases républicaines et démocratiques clairement affichées sont conclues avec tous les courants de progrès. Non si ce travail est effectué et si la dynamique de gauche qui a été amorcée et qui s’est tout de même soldée par la présence jusqu’au deuxième tour est maintenue d’ici les législatives de juin prochain. Non enfin si la gauche maintient la mobilisation des mouvements citoyens, qui se sont réellement investis, mais peut-être tardivement. Tout n’est pas perdu.
Khadîdja BABA AHMED Bureau du Soir à Paris
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