Lundi 07 Mai 2007
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Actualités : LEGISLATIVES A BOUIRA/ALI BRAHIMI (TETE DE LISTE RCD) :
"L'opposition démocratique doit redonner confiance aux citoyens"


Alors que la campagne électorale pour les législatives du 17 mai prochain est à à sa deuxième semaine, les citoyens sont presque tous édifiés sur la qualité des candidats qui se sont lancés dans la course au niveau de la wilaya de Bouira. Pour faire le point sur cette campagne, nous nous sommes rapprochés de Ali Brahimi, tête de liste RCD, et l’un des rares candidats qui incarnent le combat démocratique au niveau de la wilaya de Bouira, de par son passé militant au sein du MCB d’abord, puis du FFS et du RCD.
Le Soir d’Algérie : M. Ali Brahimi, pouvez-vous nous dire comment se déroule la campagne électorale à Bouira ?
M. Ali Brahimi :
Plutôt moyenne mais nous sommes et de loin les mieux lotis. L’opposition démocratique et républicaine est mise au défi de redonner confiance dans les institutions à des citoyens désabusées par la politique antipopulaire du pouvoir en place. L’illégitimité des institutions des cinq dernières années, la panne des réformes structurelles nécessaires et la corruption généralisée ont creusé un fossé énorme entre l’Etat et les citoyens. Nous disons cependant à nos concitoyens qu’il n’y a pas d’autres voies de changement pacifique que celles de la participation et du vote massif en faveur de l’alternance démocratique et sociale que notre liste incarne.
Qu’est-ce qui vous a marqué le plus durant cette campagne ?

Nos rencontres quotidiennes avec les citoyens de Bouira confirment nos constats et appréhensions précédentes. Notre wilaya souffre d’un sous-développement aigu dans tous les domaines. Un grand retard de plusieurs milliers de logements, un taux de chômage très élevé, des couches de plus en plus larges de la population livrées à la précarité, des routes sans entretien, partout des problèmes d’environnement très sérieux comme à Sour-El- Ghozlane et Lakhdaria, une hogra permanente conjuguée à plusieurs scandales de corruption, sont autant de problèmes auxquels le citoyen de la wilaya de Bouira est confronté quotidiennement. Et tout ça se passe dans une wilaya où les pouvoirs publics sont totalement absents devant la détresse des citoyens.
Avec 24 listes dont 8 dans la seule daïra de M’chedallah, votre fief traditionnel, la concurrence doit être rude ?

24 listes, pas si sûr. Pour des militants comme nous qui considérons la députation comme une autre manière de poursuivre un combat démocratique trentenaire, il n’y a réellement que deux listes : la nôtre qui représente le changement et la leur, celle de la continuité islamo-conservatrice incarnée par un programme présidentiel assumé par les partis de la coalition gouvernementale et certaines autres listes largement identifiables. Toutes les autres listes constituent plus de canaux (délibérés ou inconscients) de déperditions des voix de l’opposition démocratique ; elles ne peuvent être une alternative aux partis réellement présents sur le terrain à Bouira.
Pensez-vous avoir trouvé toute la neutralité attendue du côté de l’administration ?
Pas du tout. L’administration a commencé à voler au secours des partis du pouvoir qui n’arrivent pas à justifier leur bilan devant les citoyens. L’instrumentalisation des clientèles, la pression administrative sous ses multiples formes ont commencé. C’est un début de fraude qui inquiète. Nous demandons aux citoyens de nous aider à y faire face.
Justement, vous avez toujours dit que le seul rempart contre la fraude est la participation massive des citoyens. Quelle est votre stratégie pour amener les gens à voter massivement, et surtout les amener à faire voter leurs femmes et leurs filles ?

Notre stratégie se base surtout sur l’écoute des problèmes vécus par les citoyens, elle s’accompagne d’un message électoral concret qui restitue les préoccupations populaires à travers un programme national et local cohérent et crédible, mais aussi des garanties réelles quant à leur prise en charge. Ces garanties sont illustrées par la qualité et le parcours des candidats présentés, ainsi que par les traditions d’audit et de contrôle qui sont celles du RCD.
Entretien réalisé par Yazid Yahiaoui

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