«90% des produits portant la marque Osram vendus sur le marché
algérien sont contrefaits», nous a déclaré Frank Winkler, directeur des
ventes pour l’Afrique du géant allemand de produits d’éclairage Osram.
Rencontré hier au premier Salon international de l’automation des
processus, de l’automation des usines et des bâtiments industriels qui
se tient au Palais des Expositions des Pins- Maritimes à Alger, Frank
Winkler a indiqué que le phénomène a causé ces dernières années un
manque à gagner d’environ 2 millions d’euros sur le chiffre d’affaires
réalisé en Algérie.
Même si l’Osram dispose d’une usine de production en
Chine, ce pays reste le principal pourvoyeur de ces produits d’imitation
qui constitue un réel danger pour le consommateur final. Devant
l’ampleur du phénomène de la contrefaçon qui touche ses produits
d’éclairage destinés au grand public et aux professionnels, Osram,
deuxième fabricant mondial de lampes fluocompactes, s’est engagé en 1999
dans une bataille pour lutter contre ce phénomène. Et depuis le
lancement de cette campagne en 2000, pas moins de «20 containers ont été
saisis et autant d’affaires introduites en justice», soutient pour sa
part Slimane Malek, directeur de l’importation et représentant d’Osram
en Algérie. Une contre-attaque qui a permis à l’entreprise de redresser
un tant soit peu son chiffre d’affaires. Toutefois, les produits
contrefaits Osram et de beaucoup d’autres marques continuent d’être
proposés dans les commerces. «Il faut sensibiliser le client sur les
risques qu’il encourt en achetant un produit contrefait», note à ce
sujet Frank Winkler. Un avis partagé par Slimane Malek qui appellera les
consommateurs à «s’approvisionner auprès des vendeurs agréés et à
signaler les lieux où l’on vend des produits contrefaits en vue
d’engager des poursuites à l’encontre des contrefacteurs ».
Lotfi Mérad
Que devient le projet de diffusion d'un million de lampes à
économie d'énergie ?
Lancé en grande pompe en décembre dernier par l’APRUE en partenariat
avec le ministère de l’Energie et des Mines et la Sonelgaz, le projet de
diffusion de un million de lampes à basse consommation dans 500 000
ménages algériens à raison de deux lampes par foyer n’a toujours pas
démarré. Pourtant, le remplacement des lampes à incandescence par
d’autres fluocompactes permettra incontestablement de mieux maîtriser la
consommation en énergie électrique et aura par conséquent des
répercussions positives sur l’économie algérienne. Selon Frank Winkler
«avec une consommation énergétique de 80 % de moins que les lampes
conventionnelles, la diffusion de un million de lampes fluocompactes
pourrait économiser à l’Algérie 80 mégawatts». Ce qui est l’équivalent
de la quantité d’énergie fournie par une centrale électrique de 50
millions d’euros. Le projet est réalisable et viable et l’Algérie aura
tout à gagner s’il est concrétisé. D’autant que Osram s’engage à mettre
en place une école pour former les ingénieurs algériens à la maîtrise
des systèmes d’éclairage.
Lotfi Mérad
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