Lundi 07 Mai 2007
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Régions Est : GUELMA/8 MAI 1945
Ammi Salah, rescapé d’un massacre planifié


El Hadj Salah Seridi, âgé de 82 ans, visiblement fatigué et accompagné de son fils Djamel, s’est prêté de bonne grâce à un entretien relatif aux événements tragiques du 8 mai 1945.

D’une voix émue, il entame son récit : “Ali Abda, responsable politique, avait désigné un groupe de 14 jeunes animés de patriotisme dont Mohamed-Salah Hassani, Benchikha Ahcène, Berguig Messaoud, Tahar Meddour, Hamid Chaïbi, Ali Zaïmia, Skander Mohamed et moi-même, aux fins de prendre une part active à la marche pacifique prévue le 8 mai. La veille, nous nous étions réunis au domicile de Hadj Hasnaoui, place Salluste où nous avions confectionné l’emblème national et des banderoles. Comme convenu, le lendemain en début d’après-midi, nous avions rallié le lieu désigné, en l’occurrence El Karmet et une foule compacte composée de citadins, de villageois et campagnards de la région s’était ébranlée. Cette imposante marche silencieuse et pacifique, encadrée par des militants avait emprunté la rue d’Announa, le marché aux céréales pour parvenir aux abords du bar de Joudis, au centre-ville. Nous avions été stoppés par une armada de gendarmes et le sous-préfet Achiary nous a interdit l’accès au monument de Jeanne d’Arc et a ordonné l’ouverture d’un feu nourri. Cette fusillade inattendue, appuyée par les tirs des colons, qui avait provoqué un sauve-qui-peut désespéré avait provoqué la mort de Boumaza, Seridi Mohamed et Ouartsi, un jeune bachelier et des blessés. Ammi Salah Seridi, visiblement remué par ces souvenirs douloureux et la perte de fidèles compagnons, observe un long silence que nous respectons puis il poursuit : “C’était la débandade totale et après une nuit passée en rase-campagne, nous avions regagné la ville devenue ville morte qui était encerclée et où le couvre-feu avait été décrété. Les gendarmes, les policiers, les colons, les militaires et des collaborateurs ont procédé à des arrestations massives et à des massacres barbares à Kef El Bomba, au four crématoire et à Hadj Embarek. J’ai été arrêté deux jours plus tard par la milice chez moi, rue Caton, en compagnie de sept voisins et nous avions été dirigés, à pied, a u niveau de Bab Skikda où un peloton d’exécution nous attendait. Mes compagnons sont morts sous les balles assassines et je fus blessé à la main. Prenant mon courage à deux mains, je me suis sauvé en direction du cimetière, poursuivi par mes tortionnaires. A l’issue de dramatiques péripéties, j’avais regagné à dos de mulet la mechta Battouma, où je fus soigné par mes hôtes, puis j’avais rallié Djebel Mahouna où m’avait hébergé la famille Bouhalit”. El-Hadj Salah Seridi est retourné à Guelma-ville quelques mois plus tard à l’issue de l’amnistie décrétée par la France. Il évoque ses compagnons disparus en l’occurrence les Seridi, El Hachemi, Larbi, Touhami, Mohamed, Abdallah, Ahmed, Hameida, El Hachemi ben Saïd, Zaïmia Ali, Hamid Chaïbi, Ouartsi, les frères Abda Smaïn et Ali, leur père Mabrouk et tant d’autres. Ammi Salah Seridi souligne que ces sacrifices suprêmes ont été le prélude à la lutte de libération nationale et au recouvrement de l’indépendance de l’Algérie. Son message aux générations montantes est le suivant : “Soyez fiers de votre indépendance, aimez notre patrie, n’oubliez pas les martyrs et veillez jalousement sur l’emblème national, un symbole sacré et incontournable” !
B. A.

Célébration de la Journée mondiale de la sage-femme

La salle de conférences de la Munatec Dar-El- Mouâlem de Guelma a abrité toute la journée du samedi 5 mai une journée d’étude sous le thème : “Les sages-femmes tendent la main à toutes les femmes où qu’elles soient dans le monde” avec la collaboration active du bureau de wilaya de l’UGTA et des laboratoires Ilipharm. Un nombreux public composé essentiellement de sages-femmes, d’infirmières en soins obstétricaux et d’accoucheuses rurales a assisté aux communications qui ont suscité un intérêt particulier. M. Salah Adjabi, secrétaire national à la Centrale UGTA a entamé le programme en brossant un tableau exhaustif du syndicat, défenseur incontournable des travailleurs. Au cours de la première séance, les docteurs Ouartsi, Boughaba ; mesdames Kahalerras, Bouguenoune, ont présenté les thèmes “Prévention des causes du cancer du col utérin” - “La sage-femme et sa communauté” - “Qualité du FLV dans la prévention des cancers” - “Promotion de l’allaitement maternel”. A l’issue d’une pause-café, les docteurs Adjabi, Aïssani, Kahlarras et Ouelaâ ont abordé d’intéressants sujets à savoir : “les hémorragies de la délivrance”, “La gestation prévention” - “Communications du laboratoire Ilipharm”, - “Eloges de la profession de la sage-femme qui ont été suivis d’un riche débat. Une sympathique collation a clôturé cette rencontre qui a enregistré un succès éclatant.
B. A.

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