Lundi 21 mai 2007
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AU PAYS DES FNIC !


Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Gouvernement. Belkhadem devrait être reconduit…

…aux frontières

Au pays où les soudaines pluies d’été déversent aussi sur nos têtes des partis politiques, je voudrais saluer la performance de l’un des derniers «tombés». 4 lettres pour le désigner. F.N.I.C. Mais avant l’hommage, une question aussi innocente que le cobra à l’entrée du trou de souris : qui connaissait le FNIC avant ces législatives ? S’il se trouve quelqu’un parmi vous, très chères lectrices et chers lecteurs qui connaissaient le FNIC avant ce scrutin, qu’il m’envoie un courriel pour me narrer les conditions de la naissance du FNIC, son parcours, ses faits d’armes, ses prises de positions notables, ses communiqués et initiatives dûment archivés et retrouvables sur Google. De grâce, aidez-moi à combler cette lacune impardonnable chez un journaliste ! Comment ai-je fait pour ne pas connaître le FNIC à temps, avant qu’il ne remporte 3 sièges dans la nouvelle Assemblée nationale ? Plus crûment encore, comment fait-on pour décrocher 3 sièges à l’APN quand personne ou presque n’a entendu parler de vous auparavant ? Mouû’jiba ! Miracle ! De ces miracles comme seules des élections algériennes savent en provoquer. Rien que le nom, c’est déjà un «kekchose». FNIC ! Le Front national des indépendants pour la concorde. J’ai pris ma voiture et je suis allé dans le quartier de la Concorde, à Alger. A ma question, tous ceux que j’ai interrogés ont répondu par la négative. Personne n’avait entendu parler du FNIC. Je me suis rendu ensuite dans la cité de la Concorde. Là aussi, rien ! Inconnu. Tenace, j’ai garé près de la place de la Concorde. Idem ! Personne n’avait entendu parler du FNIC, même pas les bancs publics qui garnissent cette place. Une fois revenu au journal, je me suis retrouvé seul, bête à pleurer, désarmé dans mon cartésianisme, désemparé de ne pas avoir d’explication plausible à cette énigme FNIC. Finalement, et comme un enfant devant un machin trop compliqué pour sa petite tête, comme un quidam devant un phénomène surnaturel le dépassant, j’ai opté pour l’hommage. Car, il faut bien rendre hommage à un OVNI politique qui décroche 3 sièges dans une Assemblée nationale. Mabrouk aâlik ya FNIC ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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