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Gouvernement. Belkhadem devrait être reconduit…
…aux frontières
Au pays où les soudaines pluies d’été déversent aussi sur nos têtes des
partis politiques, je voudrais saluer la performance de l’un des derniers
«tombés». 4 lettres pour le désigner. F.N.I.C. Mais avant l’hommage, une
question aussi innocente que le cobra à l’entrée du trou de souris : qui
connaissait le FNIC avant ces législatives ? S’il se trouve quelqu’un parmi
vous, très chères lectrices et chers lecteurs qui connaissaient le FNIC avant ce
scrutin, qu’il m’envoie un courriel pour me narrer les conditions de la
naissance du FNIC, son parcours, ses faits d’armes, ses prises de positions
notables, ses communiqués et initiatives dûment archivés et retrouvables sur
Google. De grâce, aidez-moi à combler cette lacune impardonnable chez un
journaliste ! Comment ai-je fait pour ne pas connaître le FNIC à temps, avant
qu’il ne remporte 3 sièges dans la nouvelle Assemblée nationale ? Plus crûment
encore, comment fait-on pour décrocher 3 sièges à l’APN quand personne ou
presque n’a entendu parler de vous auparavant ? Mouû’jiba ! Miracle ! De ces
miracles comme seules des élections algériennes savent en provoquer. Rien que le
nom, c’est déjà un «kekchose». FNIC ! Le Front national des indépendants pour la
concorde. J’ai pris ma voiture et je suis allé dans le quartier de la Concorde,
à Alger. A ma question, tous ceux que j’ai interrogés ont répondu par la
négative. Personne n’avait entendu parler du FNIC. Je me suis rendu ensuite dans
la cité de la Concorde. Là aussi, rien ! Inconnu. Tenace, j’ai garé près de la
place de la Concorde. Idem ! Personne n’avait entendu parler du FNIC, même pas
les bancs publics qui garnissent cette place. Une fois revenu au journal, je me
suis retrouvé seul, bête à pleurer, désarmé dans mon cartésianisme, désemparé de
ne pas avoir d’explication plausible à cette énigme FNIC. Finalement, et comme
un enfant devant un machin trop compliqué pour sa petite tête, comme un quidam
devant un phénomène surnaturel le dépassant, j’ai opté pour l’hommage. Car, il
faut bien rendre hommage à un OVNI politique qui décroche 3 sièges dans une
Assemblée nationale. Mabrouk aâlik ya FNIC ! Je fume du thé et je reste éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
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