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A peine installé à l’APN, le député humoriste Hadj
Attallah a déclaré : «Ici, la concurrence sera rude.»
J’te l’fais pas dire coco !
Belle semaine que celle qui commence ! Près de vingt ministres de la
République dans l’illégalité la plus totale, le popotin sur deux chaises, celle
moelleuse du ministère, et celle encore plus moelleuse de l’APN. Et le plus
terrible, c’est que ça ne semble gêner personne. Plus croustillant encore,
«l’œil persan» de l’exécutif, j’ai nommé Belkhadem s’esquinte la santé à faire
depuis quelques jours des allers et retours incessants entre son bureau et celui
du chef de l’Etat pour lui remettre sa démission et celle du gouvernement. Rien
! On lui répond à chaque fois laconiquement «Lé pas là !». Dans le même temps,
l’annonceur en chef des résultats des scrutins algériens, le ministre de
l’Intérieur confirme que la loi électorale devra être changée, et que le premier
texte sur le pupitre des nouveaux députés sera justement celui ayant trait à
l’élimination des petits partis sans audience. C'est-à-dire que des députés du
FNIC, puisque ce parti (non ! je vous interdis de rire !) siège à l’Assemblée
vont voter leur propre mort. Et je prends le pari : ils lèveront les bras plus
haut que les autres au moment du vote. De son côté, Louisa, la pasionaria de
Abdekka plaide pour que les élections algériennes ne soient plus surveillées et
exige la dissolution de toutes les commissions installées à cet effet. Je savais
que le trotskisme pouvait mener à tout, mais pas à la complicité de fraude
électorale et la collusion avec des dirigeants bourgeois, capitalistes et
rentiers. Même Jospin, au fait de sa gloire n’avait pas été aussi loin dans le
largage de ses anciennes amarres trotskystes. Il était passé au PS, pas au MEDEF
! Bref, en ce début de semaine, le bateau Algérie est toujours en rade.
L’équipage n’en fout pas une, de peur de trop se découvrir en ces temps où il se
murmure que l’amiral pourrait quitter définitivement le navire et où les seconds
nous donnent l’impression de vouloir rejouer «Les révoltés du Bounty». Ça sent
les vacances. Ça sent même la vacance. Bonne semaine tout de même aux 2/3 des
Algériennes et des Algériens. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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